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05 décembre 2007

Florian ZELLER, de F à Z [4] - L'usage du conditionnel et du café

"Et puis je pourrais toujours dormir dans l'avion".

Nouvelle information: le narrateur voyagera en avion. Le voyage sera donc lointain, à moins qu'il ne s'agisse d'un vol Roissy-Orly, sans le cadre de la croisière Boboland-Roissy-Orly-Boboland-Ouf-Chuis-crevé.

Le suspense reste néanmoins entier car nous ignorons tout du type d'avion, s'agit-il d'un airbus A390 (je sais, seuls les initiés connaissent ce modèle...) ou d'un Fokker modèle 1917 ? La suite le dira.

En outre, remarquons que le conditionnel "pourrais" est utilisé de préférence au futur "pourrai"... Enorme suspens là encore car l'emploi de ce temps laisse planer (lol) un doute sur la sieste aérienne (sic).

Et que dire de ce "et puis"...? C'est un roumpf très matinal, flemmardeux... Autojustification de la virée nocturne invisible mais tellement présente...

 Précisons ("nous" de commodité) à cet instant  que je n'ai pas encore lu le livre, et que je le découvre avec vous.

"Je me suis levé pour aller boire un café".

Les éléments finissent par se déchaîner. Le héros entre en action, délaissant, pour un temps, ses dérives philosophaires aubiennes. Superbe ellipse car l'auteur ne donne aucune description des détails du levage de lit, étirements bestiaux, grattage de chevelure en pétard, mastication déhydratée et pupille rigide. 

Le héros est fermement décidé à aller boire un café. Sècheresse syntaxique digne d'Ernest Emingway, la barbe en moins. 

 

 
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