Avertir le modérateur

20 novembre 2014

Facebook et le rêve terrifiant (genre Marc-Aurèle)

Facebook,philosophie,amitié,Marc-Aurèle,Commode,Peur

Facebook est un long réseau tranquille où le temps fait lentement décliner le nombre des amis, virtuels, certes, mais souvent bienveillants.

Parfois, un post trop hardi, un commentaire trop hasardeux, une photo trop hardeuse, et, hop, un ou deux amis de moins.

Et puis, il y a très peu, un geste brusque, une vanne philosophico-fatiguée, et 25 amis ont brutalement disparu de la liste éponyme.

Tout cela par la faute collective de Joaquin Phoenix, de l'Empereur Commode et du regretté Marc-Aurèle.

"C'est un rêve terrifiant, la vie" susurre l'usurpateur,au tournant d'une scène clé.

"La vie est un rêve terrifiant" poste sur son mur l'auteur des présents lieux.

Et hop, une simple phrase antique a terrifié quelques amis peu stoïques.

Difficile de savoir qui a eu peur, puisque le réseau ne dénonce jamais les lâcheurs...

Vita Terrificus est somnium

Ou pas

03 août 2012

La Loi de Godwin, sommet de la niaiserie.

"Point Godwin", they say like Pavlov's dogs...

Godwin (Loi de),Hitler,Nazisme,Histoire,Internet

22 décembre 2007

Les trois petits cochons et la corruption

b058f15db3af3b51896968c21f6618bb.jpgTrois petits cochons quittèrent un jour la chaumière familiale pour aller affronter le monde. L'aîné se prénommait Albert, le cadet Gino et le benjamin Benjamin.

Autant Albert était honnête, courageux, travailleur, altruiste, autant les deux autres étaient feignasses, fraudeurs nés, égoïstes et lâches.

Chacun entreprit de construire sa maison. Pour cela, il fallait de l'énergie et de l'argent. Albert travailla à l'usine, Gino escroqua de multiples personnes âgées et Benjamin pirata des serveurs informatiques et falsifia des milliers de cartes bleues.

Albert se levait tôt, payait ses impôts mais ne parvenait jamais à économiser, si bien qu'il attendit plusieurs années pour poser le premier parpaing de sa maison.

Gino développa son business frauduleux, rencontra d'autres crapules, fréquenta des réseaux utiles et commença à acheter fonctionnaires, élus et même quelques juges à qui il glissait des enveloppes épaisses. Il appelait ces magistrats corrompus "mes petites gagneuses". Benjamin quant à lui avait monté une société de surveillance par tous moyens, caméras, internet, vol de fichiers... Il corrompait autour de lui presque aussi bien que Gino.

Gino et Benjamin amassèrent tant d'argent qu'ils ne tardèrent pas à construire leur maison, épousèrent de superbes femmes pas vénales pour deux sous, et envoyèrent leurs enfants dans les meilleures écoles, achetant même leurs diplômes sans avoir à les faire tricher aux examens.

Ils pirataient musique, films et logiciels, pendant qu'Albert achetait avec difficulté quelques rares CD et DVD pour instruire ses enfants.

Mais un jour, le grand méchant loup pointa son nez dans la contrée des trois petits cochons. Immédiatement, Gino et Benjamin fricotèrent avec le loup, négocièrent avec lui, s'inféodèrent et rampèrent. Albert n'ayant pu terminer sa maison à temps et ayant déjà compris que le loup ne ferait pas de quartier, pris sa petite famille avec lui et embarqua au fond d'un cargo craquant de la coque au pont pour gagner les îles lointaines, travaillant dans la soute à charbon pour payer le voyage.

Gino et Benjamin pour plaire au loup dépouillèrent tous ceux qu'ils pouvaient dépouiller, dénoncèrent tous ceux qui étaient hostiles au loup, conduisirent des convois de déchets radioactifs inoffensifs dans des grottes surplombant des nappes phréatiques, bricolèrent plantes et animaux, chimérisant, favorisèrent la diffusion des prêches intégristes, placèrent un maximum de crapules dans tous les rouages de l'administration pour huiler leur machine à faire de l'argent, et appuyèrent les spectacles lobotomisant et les mécaniques de lavage de masse des cerveaux de leurs concitoyens, brebis candides et dociles.

Puis le loup dévora tout le monde, dévora Gino, dévora Benjamin. Les centrales nucléaires explosèrent les unes après les autres. Des pandémies firent disparaître les survivants de la contrée.

Nul ne sait ce qu'il advint d'Albert et des siens.

Seul un cafard et une cafarde subsistèrent et s'installèrent sur le cadavre du loup qui avait fini par mourir de faim.

Ils se marièrent et eurent beaucoup de petits cafards.

15 octobre 2007

Le petit barbier juif

medium_Le_Dictateur.jpg Adenoid Hynkel est la caricature d'Adolph Hitler, incarné par le grand Charlie Chaplin.

Sa ressemblance avec un petit barbier juif va conduire ce dernier à prononcer un inoubliable discours en faveur de la paix.

Le film est sorti le 15 octobre 1940.

Le monde a bien changé depuis...

Ah ouais?

J'ai surtout l'impression que des petits hitler ont vu le jour un peu partout dans le monde, qu'ils sont ou vont être dotés de l'arme nucléaire (grâce à la bienveillance lucrative de certains), sous le regard indifférent de l'humanité. En 1933, les nazis se répandaient sur le monde. S'alliaient avec la Russie, s'installaient aux Etats-Unis (on a oublié qu'ils ont même pu remplir des stades aux USA lors de leurs manifestations de masse).

Outre les actuels et futurs dictateurs, il serait temps de s'interroger sur la mise en place d'un système général d'atteinte aux libertés, que ce soit techniquement, spirituellement, moralement, administrativement et juridiquement.

La lutte contre le totalitarisme doit être constante.

Quand un véhicule fonce sur un mur, le coup de volant ne se donne pas après l'impact.

Bonne semaine à tous.

26 juillet 2007

Croissance économique et justice sociale

medium_Honor_C3_A9_Daumier_-_Le_Wagon_de_troisi_C3_A8me_classe.jpgPour faire simple, partons de l'image populaire de la part de gâteau. Nous avons tous faim. Donc, nous voulons natu-rellement avoir une part de gâteau plus grande. Pour cela, il existe deux techniques, soit le gâteau est plus grand et la part va forcément augmenter, soit le gateau ne grossit pas, et il faudra alors prendre une fraction plus grande du gâteau, au détriment des autres convives.

La tragédie de l'humanité réside ici.

Le nombre de convives n'a cessé d'augmenter, le gâteau a grossi mais pas assez vite. En outre, certains convives prennent de grosses parts au détriment de ceux qui mangent des miettes.

La compétitivité, c'est l'art de se battre pour obtenir la plus grosse part possible. La compétitivité se diversifie entre plusieurs techniques: acharnement au travail pour avoir une meilleure formation professionnelle, et dont les meilleurs postes, et donc les postes les plus rémunérés, acharnement ensuite pour travailler le plus possible, à la manière du camarade Stakhanov, sui sublimait avec son marteau-piqueur. D'autres techniques sont plus subtiles, notamment le relationnel de faveurs (les réseaux d'entraides et les marches-pieds, les petits coups de pouces et les renvois d'ascenceur, la ploutocratie, la nomenklaturattitude...etc), les coups bas, la tromperie, le vol, le lobbying...etc

Bref, le gâteau garde la même taille mais chacun se débat pitoyablement pour grignoter sur la part de son voisin.

Pour que la métaphore soit complètement, concevons un gâteau qui se reconstitue au même rythme que sa vitesse de consommation... Puisque le travail produit des richesses (du gâteau) qui seront consommées (par les convives).

Quand le gâteau devient minuscule, en période de crise économique, les tensions grandissent entre les convives, et tout est bon pour survivre.

En tout état de cause, les convives sont parqués par groupes (nationaux, religieux, communautaires), groupes dirigés parfois par des dictateurs de paille qui négocient avec les groupes puissants pour mettre la main sur les parts des membres desdits groupes, et se redistribuer de beaux morceaux. Les membres du groupes crèvent de faim, le dictateur se remplit la panse et renvoie du gâteau à ses complices plus riches (allusion balourde, ici, à l'exploitation des richesses des pays "en voie de développement").

Inutile de préciser ici, que la philosophie de chacun de nous va fluctuer entre un mutualisme proudhonnien, un égalitarisme marxien, un libéralisme hayekien, un communautarisme ghettoïste, ou tout autre mode de conception économico-sociale du monde. Chacun gère ses valeurs comme il le veut, comme il peut.

Reste ensuite à examiner l'hypothèse où le gâteau va grossir. La fameuse croissance économique !

Or, il doit être observé que pour fabriquer le gâteau il faut tirer sur les ressources naturelles de la planète (mines de farine au Zaïre, forêts d'oeufs en Amérique latine...etc), donc mettre en péril l'avenir, il faut polluer la même planète (coquilles radioactives, tubes de chocolat vides...etc), obscurcir le ciel de déchets satellitaires (syndrome de Prométhée)...etc.

Or, la croissance est prônée comme un dogme absolu, et ses effets pervers croissent avec l'augmentation du nombre de convives qui ont de plus en plus d'appétit.

Mais pendant que certains se gavent et que d'autres n'ont pas le temps de réfléchir, trop occupés à survivre pour certains, la situation s'aggrave.

Bref...

En tout cas, j'ai vu un bout d'un film de Marco Ferreri, "la Grande Bouffe"...

Et faut que j'attaque mon régime avant l'été...

Zut, trop tard.

 

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu