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17 septembre 2007

Bernard BLIER, le parrain malgré lui

medium_BLIER_Bernard_by_Kzerphii_-_en_cours_01_-_Détai_-_UNFINISHEDl_copie.jpgBernard BLIER est né en Argentine le 11 janvier 1916 et mort à Paris le 29 mars 1989.

Il va devenir l'un des plus grands comédiens français et son répertoire est irremplaçable.

Il est l'élève de Louis JOUVET et sa carrière débute dès 1938, avant que la guerre ne l'éloigne des pla -teaux.

Pour le reste de sa biographie, on peut lire notam -ment l'ouvrage remarquable d'Annette BLIER et Claude DUFRESNE (Solar, 1989), ainsi que sur les sites web:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Blier

http://www.biosstars.com/b/berblier/bernard_blier.htm

http://lancelot78800.free.fr/

On n'oubliera jamais son truculent personnage de Volfoni, dans "Les Tontons Flingueurs", de Michel AUDIARD, en 1963, ou celui plus inquiétant, mais tout aussi hilarant, de Cafarelli dans "les Barbouzes".

Personnellement, je garde en mémoire ses interprétations fameuses, mélanges de colère retenue et d'abasourdissement subtil, dans des films comme "le Grand restaurant" (1966), "Un idiot à Paris"(1967), "Laisse aller c'est une valse" (1970), avec les regrettés Jean YANNE et Michel CONSTANTIN, "Jo" (1971), "Tout le Monde il est beau, tout le monde il est gentil" (1971), "le Grand Blond avec une chaussure noire" (1972) avec des répliques inoubliables que lui seul pouvait porter telle "Merde, on tourne en rond", "le corps de mon ennemi" (1976) plus tragique, "Série noire" (1978) où il extraordinaire, "Pétrole ! Pétrole !" (1981), nanar où il excellent en émir Abdullah, "Twist again à Moscou" (1986) impeccable en apparatchik ...etc

On a parfois critiqué sa présence aux Césars, très malade et amaigri, mais il était touchant et l'on mesurait alors la place qu'il avait pris dans le coeur des français (et au delà des frontières aussi).

J'ai commencé le dessin ci-contre d'après une photo trouvé dans sa biographie signée Annette BLIER et Claude DUFRESNE (Solar), sous le pseudo Kzerphii Toomk.

03 juillet 2007

Jean SAUDRAY (1928-2002)

medium_SAUDRAY_Jean.jpgJe viens de revoir la fin du film de, et avec, Pierre RICHARD, "Je sais rien mais je dirai tout". Farce sympathique avec Bernard BLIER dans le rôle du vilain papa, industriel en armement.

Occasion de revoir certains seconds rôles de l'époque, dont Bernard MUSSON, toujours très bon, ici en responsable d'atelier, Victor LANOUX en guest star très prolo, Jean OBÉ, en évêque intemporel (difficile de concevoir que ce comédien a pu vieillir depuis 1973...), Pierre REPP (bien oublié aujourd'hui mais star de la télé à l'époque et de la contrepèterie bon enfant, et qui avait commencé sa carrière cinématographique à 46 ans ! si l'on oublie deux films obscurs en 1933), Nicole JAMET, très jolie, le trio improbable (*) formé par Luis REGO (l'imperturbable avocat lusitané et malmené à la radio par Pierre DESPROGES), Georges BELLER (l'animateur télé très à l'aise) et Didier KAMINKA (quelle gueule...), Pierre TORNADE (toujours très efficace), Daniel PRÉVOST (avant son entrée dans le "Petit Rapporteur" de Jacques MARTIN), et, donc, le regretté Jean SAUDRAY, un visage unique et une personnalité attachante que j'avais découvert lorsque j'étais enfant, dans le feuilleton "Chéri Bibi". Valises sous les yeux, joues émaciées, impression d'avoir vécu 30 vies... Plus Monsieur Loyal discret que Clown blanc...

A l'époque, j'examinais attentivement les génériques pour me souvenir du nom des comédiens et surtout des seconds rôles, ceux dont personne ne parlait mais que tout le monde connaissait. Les films tenaient pourtant souvent sur leurs épaules, surtout dans le cinéma populaire français. Ils n'étaient pas là pour servir la soupe mais pour soutenir l'histoire, l'enrichir, l'humaniser face aux stars sorties de leurs papier glacé...

Ici, dans le film de Pierre RICHARD, Jean SAUDRAY a une très belle scène où il finit par casser la gueule à Pierre RICHARD qui ne comprend rien à la condition ouvrière, perdu dans ses délires post-soixante-huitards (encore bien chauds puisque nous étions en 1973...).

Je n'ai trouvé qu'une seule photo sur lui en cherchant sur Google... Pas terrible la mémoire numérique mondiale...
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(*) expression très à la mode, désolé de craquer...

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Source photo:

http://www.thelin.net/laurent/cinema/films/tt0061343.html

 
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