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05 juin 2015

Psychanalyse: Le syndrome Face-book (1924)

 

Freud (Sigmund),Psychanalyse,Syndrome,Facebook,Internet,Virus,Autisme,Communication,SolitudeEn 1924, le psychanalyste Hermann Ditterbach avait observé l'un de ses patients pendant plusieurs mois, dans son cabinet londonien. Il s'agissait d'un intellectuel curieux de tout, brillant, volubile. Le point le plus intéressant de sa personnalité était une exceptionnelle propension à la logorrhée, pleine de références littéraires, artistiques, philosophiques, à un rythme que l'on ne pouvait suivre. Ce patient débitait à une telle vitesse que l'on n'avait même pas le temps d'approuver ou de sourire à ses bon mots, à ses idées fulgurantes, qu'il était déjà passé à des dizaines d'autres, tout ce qui ne pouvait que susciter l'admiration, ou pour le moins un vif intérêt, mais jamais l'échange réel, l'échange apaisé, le temps de la réflexion collective. La fuite dans les idées, avec essoufflement du public, remplaçait les modes archaïques de communication. Ce syndrome fut qualifié de "syndrome de Face-book". La propension à livrer des pensées, des connaissances, comme un livre. Avec générosité, mais dans un autisme complet. Un livre ne vous entend pas, alors qu'un visage semble pourtant manifester l'écoute. Ce que Ditterbach ignorait, c'est que son patient était atteint d'un virus. Un virus qui resterait dormant quatre-vingt ans durant, avant de se réveiller avec virulence, pour affecter des millions d'humains à travers le monde, en des lieux d'échange électronique, ce que le vulgus nommerait "les réseaux sociaux". Et tous ces malades seraient de potentiels Forrest Gump courant sur la route 66, suivis par des hordes d'admirateurs dont la présence n'affecterait jamais leur cortex frontal. Le syndrome Facebook allait envahir le monde des idées.


Pendant que Daech envahissait le monde réel devenu totalement autiste.

10 mars 2010

Claude CLAVEL, artiste du Fer Play

CLAVEL Claude by Kzerphii Toomk.jpgClaude CLAVEL (né à Paris en 1933, décédé en 2007), artiste français. Premier Prix du Dôme à Montparnasse en 1961. Il est le décorateur du film "Jamais le Dimanche" de Jules DASSIN. Après avoir créé, entre autres oeuvres, des tapis peints, exposés un peu partout, il aborde, vers 1973, le travail du métal ("le fer play"). Il se lance enfin dans des oeuvres en bois. Il est par ailleurs le père d'Olivia "No Sport" CLAVEL, artiste peintre survoltée, créatrice des BD de "Télé", héros rock et romantique, et de pochettes de disques, notamment pour Brigitte FONTAINE. Il est également le père de la sublime comédienne Garance CLAVEL.
Pour plus de détails:
http://www.galeriesatellite.com/clavel-70.html
(PS:Dessin au crayon HB marque Auchan, gomme cassée, et papier Canson A5, 90gr/m²)

Avec une pensée pour Nathalie, partie le 9 décembre 2009.

18 avril 2008

Le monde des truands, vu par Monsieur ZARDI

cb6b0d86e5ed3766814243e616cc90cb.jpgDu cinéma à la réalité ; une histoire d’homme !
Dominique Zardi célébrissime second couteau dans nos plus grands films français de gangsters et écrivain reconnu pour sa plume alerte, directe et libre, nous offre ici un superbe document sur le monde des truands, de Bonnie and Clyde à Mesrine ou Spaggiari en passant par le gang des postiches ou la bande à Bonnot pour un tableau magnifique
d’une société bien particulière souvent associée au mythique quartier de Belleville.

Dominique Zardi est un témoin privilégié de notre histoire récente et de ce petit monde de laissés pour compte ;
il les a connus et il a vécu dans les mêmes endroits qu’eux. Aussi, il nous raconte avec émotion et humour ces parcours d’hommes partis de rien, ostracisés dès l’enfance, en révolte permanente et cherchant à émerger du néant à tout prix, en émaillant son récit d’anecdotes en tous genre pour le plus grand plaisir du lecteur.
Mais en tout simplicité par la réalité de son témoignage, alors que nous célébrons aujourd’hui les évènements de Mai 68, l’auteur nous livre à travers les vies de ces personnages hors normes, qui nous fascinent ou nous effraient, une réflexion nourrie sur le sens de la liberté d’autant plus intéressante qu’elle nous renvoie à l’absurdité de certaines de nos règles trop compassées.
Aujourd’hui, il y a « les quartiers », hier il y avait « Belleville »…
Le cinéma français est riche de toutes ces « grandes gueules » qui ont interprété nos mythiques truands mais au-delà du plaisir cinéphile, il y a des vies d’hommes et des aventures incroyables…
Un livre passionnant, à dévorer avec le même plaisir que ces films que nous avons tant aimés. Dominique Zardi a troqué le flingue pour la plume… La cible est atteinte !
Parution le 21 Avril 2008
« Le Monde des Truands »
par Dominique Zardi
http://www.tatamis.fr
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Le texte susvisé est la note de l'éditeur mais elle donne un portrait de Dominique ZARDI, empreint d'une exactitude qui n'impose aucune fioriture... (NDLR)

18 février 2008

Un certain magistrat aixois...

479f61eb74f3f6756a30683ae2c720b1.jpgEn 1495, vint au Monde Jean MAYNIER, fils d'un haut magistrat provincial, Accurse MAYNIER.

Ce dernier avait été ambassadeur à Venise, avait approché le Pape et tout le personnel ecclésiastique franco-italien. Il fut également Président à Aix. Pour son malheur, lors d'un conflit politique qui suivit le rattachement de la Provence à la France, il prit parti pour le mauvais camp et fut rétrogradé comme troisième vice-président au Parlement de Toulouse, à la suite de sombre manoeuvres de "concurrents".

Il faut dire qu'à cette époque les magistrats étaient carriéristes et n'hésitaient pas à abuser de leur influence ou de leur pouvoir (ou des deux) pour démolir un "collègue". C'était même, avant les calissons, une spécialité aixoise.

Lorsque Jean MAYNIER entreprit la carrière de magistrat, il n'oublia pas la leçon. Il fut très vite conseiller puis président et enfin Premier-Président au Parlement d'Aix. Il était en même temps prévôt à Cavaillon où il vivait grassement. A force de se bâtir un réseau de relations très solides, il fut annobli par le Pape et prit le titre de baron d'Oppède. A partir de là, il rêva de puissance et de fortune. Il se fit bien voir du Connétable Anne de Montmorency et tissa des liens entre la Cour du Roi et son personnel judiciaire de manière fort complexe.

Deux de ses gendres devinrent conseillers dans son parlement.

Il se trouve qu'à la fin des années 1530, il avait en tête d'alléger une noble du Luberon d'une partie de ses biens. Certains contemporains dirent qu'il en voulait à cette jeune veuve depuis qu'elle avait repoussé ses insistantes avances.

Les terres d'icelle étaient alors occupées (et labourées) par les Vaudois. Or ceux-ci étaient assez mal vus de l'Eglise, au moment même où Luther posait problème. On les assimilait alors aux proto-réformés...

Notre bon Jean MAYNIER-D'OPPEDE oeuvra pendant quatre ou cinq ans pour obtenir du roi François Ier des Lettres Patentes contre quelques Vaudois que son Parlement avait condamnés.

Il y parvint enfin en 1545 alors que Montmorency avait été écarté des affaires au profit du Cardinal de Tournon, et alors que ledit roi était bien malade et fortement influençable.

Le petit huissier Courtin qui avait arpenté les couloirs du Palais de Fontainebleau pour obtenir la signature des lettres patentes, revint dès sa mission accomplie, au triple galop vers Aix.

Maynier avait pendant ce temps rassemblé des troupes de mercenaires fort bien armées. Et en avril 1545, tout juste 400 ans avant la fin d'un cauchemar de plus terrible ampleur, Maynier envoya ses troupes sur les villages du Luberon (dont Mérindol) où vivaient les Vaudois.

Les lettres du roi autorisaient Maynier à "exécuter" (c'est à dire à arrêter) une dizaine de Vaudois. Or ce furent 3000 pauvres gens qui furent torturés et massacrés avec une cruauté que l'on n'avait plus vue en Provence depuis des siècles.

Pendant que les troupes attaquaient depuis Cavaillon, quelques groupes armés aux ordres du Premier Président prenaient les fuyards à revers et leur confisquaient leur troupeaux et leur biens. A la tête d'un de ces groupes, se trouvait Valéry Rey Passaire, apothicaire ambitieux de Simiane-la-Rotonde, et fils par ailleurs du juge de Forcalquier, Antoine (ou Elzéard) Passaire.

A l'issue de ce massacre, les survivant se réinstallèrent plus ou moins bien et récupérèrent ce qu'ils purent.

Mais PERSONNE n'osa, pendant plusieurs années élever la voix ou déposer un plainte à l'encontre du Premier Président. Même les conseillers du Parlement qui avaient manifesté leur opposition au massacre craignaient par dessus tout ce personnage puissant et protégé.

Ce fut finalement un pauvre paysan qui eut tout seul le courage de porter une plainte auprès du Parlement de Paris. Une enquête fut lancée depuis la capitale. Il faut dire que le grand Montmorency avait repris les rênes et voulait remettre en cause la gestion du Cardinal de Tournon.

L'excellent magistrat parisien Aubery requit avec sévérité contre Maynier, mais aussi contre Guérin, procureur du Roi à Aix, et leurs sbires divers (ses réquisitions sont publiées chez Edisud, avec les commentaires de G. Audisio).

Maynier passa de longs mois en détention au Fort de Vincennes.

Vint le procès. On vit alors intervenir en faveur de Maynier tout un ensemble de puissants européens, et surtout le Pape en personne.

Les historiens en ont déduit que Maynier avait rendu de grands services autour de lui, ne serait-ce qu'en faisant disparaitre 3000 hérétiques...

Et comme toujours dans ce genre de procès où de "grands" messieurs sont coaccusés, chacun se renvoya la balle. La pauvre Guérin, dont les historiens s'accorde pour dire qu'il n'eut qu'un rôle secondaire en comparaison de Maynier, fut écrasé lors du procès, à l'encontre même des réquisitions. Maynier eut une peine de principe et quelques intérêts à verser aux rares victimes constituées. Par contre Guérin, le Procureur, fut condamné à mort et exécuté.

Maynier ne fut même pas privé de sa charge de Premier Président et repris tranquillement le cours de sa vie riche en épices et attentions.

Son réseau de relation avait fonctionné à merveille.

Il mourut en 1558, à l'âge de 63 ans d'un vulgaire problème de vessie.

Il légua son nom et ses titres à ses petits-fils rattachés à la lignée des Forbins.

Toute cette histoire nous fait remonter à une époque où de nombreux magistrats étaient avides de pouvoir, de privilèges et d'argent, où ils se tissaient peu à peu des réseaux riches et variés pour asseoir leur influence et leur fortune, où ils mélaient hideusement leurs propres intérêts avec leur mission de Justice, où ils rendaient des services et s'en faisaient rendre, où ils oeuvraient dans l'ombre.

Le monde a bien changé et nul doute qu'aujourd'hui aucun magistrat n'assisterait sans broncher à des forfaitures chroniques.

(Texte original de novembre 2000, reproduction interdite)

03 février 2008

Brutus aux Jeux Olympiques

a28b7678ef823b6726bbdf605115969e.jpgMalgré les critiques négatives dopées à la potion magique, je m'en suis allé voir le dernier opus astérixien, en arborant une parfaite neutralité, afin de jauger l'œuvre cinématographique.

Notons, ab initio, que le scénario n'a pas dû engloutir beaucoup de sesterces, et que souvent l'humour manque de second degré. Mais il n'en reste pas moins que d'autres éléments restent suffisamment positifs pour sauver le film.

Primo, Benoît POELVOORDE. Il est LA vedette du film. Bon, c'est du Monsieur Manatane au bon lait de brebisse, mais il sait jouer avec subtilité dans les cordes de la perfidie. Il est épatant.

Face à lui, Alain DELON, disposant d'une bonne dose d'autodérision, d'adéquation au rôle césarissime, bon alter ego (sic) de Brutus.

Gérard DEPARDIEU, parodiant Cyranus de Bergeracum, tout en bonhommie. Il a, depuis le premier épisode, parfaitement assimilé la psychologie du personnage d'Obélix. Son rôle est néanmoins plus que réduit, à l'instar de celui d'Astérix, bien campé par Clovis CORNILLAC mais sans grand chose à faire. Idem pour Stéphane ROUSSEAU.

Ajoutons les apparitions réjouissantes de Franck DUBOSC (excellent), Alexandre ASTIER (arthurien), Jean-Pierre CASSEL (un peu trop beau pour le rôle, mais son regard fatigué pour les raisons que l'on imagine, fait merveille, à de trop courtes reprises), Michael HERBIG (très drôle dans le rôle de l'esclave muet) et Vanessa HESSLER (pour sa seule plastique...).

De bons effets spéciaux, quelques répliques croustillantes.

Une superproduction inégale mais un vrai divertissement. Un peu trop de guest stars, peut-être...

Bref, entre la dithyrambe druckienne et le massacre téléramaïste, on peut apprécier cette toile cartoonesque à sa juste valeur.

Une grosse friandise au goût légèrement synthétique mais qu'on peut grignoter avec gourmandise.

08 décembre 2007

Florian ZELLER, de F à Z [5] - Regard intemporel

"J"ai regardé par la fenêtre de la cuisine".

Cette scène très cinématographique est paradoxalement vide de toute description visuelle. L'action est forte et essentielle mais nous n'en saurons pas plus. Le narrateur est il assis...? debout...? déjeune-t-il...? est-il en pyjama...? est-il coiffé...? la fenêtre est elle grande...? les yeux du héros sont-ils boursouflés...? Entend-on France-Info ou Fun-Radio en bruit de fond...? Ou France-Culture...? 

Ainsi notre imagination peut vagabonder librement en se structurant exégétiquement sur le décorum intrinsèque de notre environnement de lecteur absorbé par la prose mais conditionné par sa sphère réelle et j'adore écrire n'importe quoi.

 

LA SUITE EST ICI 

 

05 décembre 2007

Florian ZELLER, de F à Z [4] - L'usage du conditionnel et du café

"Et puis je pourrais toujours dormir dans l'avion".

Nouvelle information: le narrateur voyagera en avion. Le voyage sera donc lointain, à moins qu'il ne s'agisse d'un vol Roissy-Orly, sans le cadre de la croisière Boboland-Roissy-Orly-Boboland-Ouf-Chuis-crevé.

Le suspense reste néanmoins entier car nous ignorons tout du type d'avion, s'agit-il d'un airbus A390 (je sais, seuls les initiés connaissent ce modèle...) ou d'un Fokker modèle 1917 ? La suite le dira.

En outre, remarquons que le conditionnel "pourrais" est utilisé de préférence au futur "pourrai"... Enorme suspens là encore car l'emploi de ce temps laisse planer (lol) un doute sur la sieste aérienne (sic).

Et que dire de ce "et puis"...? C'est un roumpf très matinal, flemmardeux... Autojustification de la virée nocturne invisible mais tellement présente...

 Précisons ("nous" de commodité) à cet instant  que je n'ai pas encore lu le livre, et que je le découvre avec vous.

"Je me suis levé pour aller boire un café".

Les éléments finissent par se déchaîner. Le héros entre en action, délaissant, pour un temps, ses dérives philosophaires aubiennes. Superbe ellipse car l'auteur ne donne aucune description des détails du levage de lit, étirements bestiaux, grattage de chevelure en pétard, mastication déhydratée et pupille rigide. 

Le héros est fermement décidé à aller boire un café. Sècheresse syntaxique digne d'Ernest Emingway, la barbe en moins. 

 

04 décembre 2007

Florian ZELLER, de F à Z [3]

af88d4e68622fbca1b0b63791a62815a.jpg"J'aurais dû me coucher plus tôt la veille, me suis-je dit"

 Le narrateur expose ses regrets. Mais on voit bien là toute la tragédie de l'humain, qui le soir, au moment d'aller se coucher, croit naïvement qu'il peut empiéter sur son temps de sommeil sans avoir un jour à le payer au prix fort. En l'l'occurrence, se payer une crise de bâillements le jour d'après au petit matin. Aucune négligence n'est épargnée. L'homme doit être une créature dotée de perfection. Il doit boire sa verveine, se brosser les dents et s'allonger. Et fermer le robinet à pensées. Cela demande du courage et un certain entraînement. A l'instar de George Sanders, dans son rôle mémorable de maître d'école.

Notons ici que le héros a cette pensée regrettive, sans prévenir. Plop. "Ah, chuis con, c'est malin, chuis naze maintenant..."

Notons également que ledit héros aurait pu envisager de se coucher plus tôt l'avant-veille, mais ici pas d'équivoque. Les regrets portent sur la veille. Unité de temps magnifiée par l'auteur. C'est beau.

"Mais ce n'était pas mon genre". 

 Et vlan, malgré notre comprenure de la bobo attitude et du noctambulisme du narrateur, l'auteur insiste pour que la moindre incertitude disparaisse à jamais des esprits les plus congestionnés de ses lecteurs. Remarquons le zeste d'auto-dérision dans le choix du vocable "genre". L'auteur ne parle pas d'habitude, de contingence, de mode de vie. Il parle de "genre".

Le genre humain couche tard.

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 Rappelons que l'idée de la présente chronique est piquée à Eve Lisbon, grande admiratrice de Florian Z.

 

 

03 décembre 2007

Florian ZELLER, de F à Z [2]

5b43d7e72e29132b6b07daeab64e186c.jpg "Il faisait encore nuit, et je n'avais pratiquement pas dormi".

Se réveiller alors qu'il fait encore nuit signifie soit que l'action se déroule en hiver, soit qu'elle se déroule en Norvège, soit que le narrateur, heureux, va faire un long voyage, avec taxi, file indienne à Roissy et incidents techniques sur le charter.

Pour l'heure, c'est donc le suspense...

En outre, nous avons d'ores et déjà la confirmation que le héros se couche tard, à moins qu'il ne s'agisse d'une marmotte, laquelle va alors, nécessairement, rencontrer Bill Murray.

Notons l'utilisation moderne de l'adverbe "pratiquement", au sens de "presque". Si j'avais un minimum de culture, je trouverais une jolie formule barthienne (rien à voir avec le fils Simpson). Je vais chercher dans mon Gradus...

Bref, Mister le héros a des valises au pied du lit, et d'autres sous les yeux (remarquez l'originalité de la diaphore)...

02 décembre 2007

Florian ZELLER, de F à Z [1]

A la façon de Roland BARTHES, la culture et l'intelligence en moins, j'ose m'attaquer à un chef d'oeuvre de la littérature française: "La fascination du pire", de Florian ZELLER. L'analyse sera terminée vers 2018.

Commençons.

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"Au moment où le réveil a sonné, j'ai regretté d'avoir accepté ce voyage".

Cette phrase d'accroche nous plonge dans l'action immédiate. Il s'agit d'un "moment", d'un instant. L'auteur pose sa plume comme un point. Le point de départ. Nous savons déjà que nous ne nous traînerons pas dans un roman nostalgique, orientaliste ou hypothyroïdique, mais que nous bondirons dans une œuvre moderne, beigbederienne, anti-durassique, dans une œuvre frénétique et vitaminée.

Et ce n'est pas n'importe quel moment, c'est LE moment ! Celui du battement d'aile de papillon qui va provoquer une aérophagie violente à un quelconque dictateur d'opérette, ou libérateur au pif enfariné.

Et ce moment, c'est celui où un appareil, diabolique mais para-ANPE, le réveil, entre en action. Ce n'est pas le héros qui se gratte, c'est une mécanique froide qui sonne la charge héroïque dans l'action. Nous allons dévaler vers un champ de bataille couvert de péripéties croisant le fer d'une cinématique textuelle barbare et j'adore tirer à la ligne en me perdant dans une logorrhée irrépressible.

Pour résumer: le ding dong du réveil donne le LA.

Oui, me direz-vous (si vous daignez m'adresser la parole), mais zaprès ?

Ben après c'est foutu. Y'a du bobo dans l'air (comme aurait pu le chanter Souchon). On imagine déjà le héros-narrateur larvé dans son lit en 160, blafard, les paupières gonflées d'une soirée trop arrosée, trop tactile, trop flambeuse (à défaut d'être flamboyante). Et on découvre son pavlovisme freudien, le mental déformé par des années (des mois) d'analyse supraculopétomane. Le regret d'avoir accepté un voyage...

Nous imaginons déjà l'effort engendré par l'acceptation d'une pollicitation dans les locaux bariolés (mais chics) d'une agence de voyage du 8ème. Aller promener son humanité au milieu d'autochtones non francophones, quelle épreuve... Sans parler de ce contact forcé des autres passagers et du personnel au sol.

Le héros avait donc accepté. Belle âme... Il avait accepté un voyage qu'on imagine fondé sur de troubles ou pour le moins sur de complexes desseins, un renvoi d'ascenseur, une dette de jeu, un petit arrangement entre amis...

Mais le héros regrette déjà. Sans doute, le double effet Casio: 1) Je te réveille. 2) Je te mets de mauvaise humeur.

Ne nous leurrons pas, cependant: Le héros va regretter mais il ne reculera pas devant l'aventure. Car il sait bien que l'éditeur n'aurait pas accepté un roman de trois lignes...

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Ce premier jet analytique (rien à voir avec l'analyse des jets) est directement inspiré de l'étude d'Eve Lisbon, parue dans le Skyrock-Diplomatique en 2006...

(à suivre)

21 novembre 2007

Guy BEDOS, irremplaçable dinosaure

medium_BEDOS_Guy_-en_cours_copie.2.jpgJ'aime bien, voire beaucoup les humoriste actuels.

Muriel ROBIN et sa surexcitation névrotique contagieuse, Pierre PALMADE et son surréalisme du quotidien, Gad ELMALEH et sa subtilité dans l'humour de situation, Michel BOUJENAH et son émotion qui prend aux tripes, Florence FORESTI et son faux côté irréfléchi, Jean-Marie BIGARD et son bon sens camouflé dans une vulgarité réfléchie, Édouard BAER et sa poésie lunaire, Laurent BAFFIE et son intelligence de l'à-propos, Les Nuls et leur joyeuse anarchie, Chevalier et Laspalès et leurs dérives syntaxiques, Dany Boon et sa naïveté percutante, Jamel DEBBOUZE et son immense talent d'improvisation, Éric et Ramzy et leur espièglerie réconfortante, Kad et Olivier et leur mordant, Michel MULLER et sa déconnade tranquille mais efficace, Benoît POELVOORDE et son Monsieur Manhattane hilarant, les Robins des Bois et leur mauvais goût communicatif, François ROLLIN et son pédantisme décalé de haute volée, Élie SEIMOUN et sa charge affectueuse contre les recalés de la vie, SMAÏN et sa sincérité, Michaël YOUN et son génie, Guy CARLIER et ses boulets rouges malgré tout sensibles...

Je les aime bien, donc, et parfois beaucoup, mais je dois reconnaître qu'actuellement, hormis les Guignols de l'Info, les humoristes ayant le courage de rentrer dans le lard des puissants (politiques notamment) ne sont plus légion.

Il existait autrefois des gens comme COLUCHE ou Pierre DESPROGES...

Il a failli exister quelqu'un comme DIEUDONNÉ, avant qu'il ne fasse plus rire (quel gachis). Encore qu'on peut toujours espérer voir un jour Thésée revenir des enfers...

Il me semble que Guy BEDOS est un dinosaure irremplaçable, et c'en est presque tragique dans le monde instable actuel.

Il existe certes des gens courageux, comme Philippe VAL qui n'hésite pas à défendre une seconde les caricaturistes, mais combien y a t'il de lecteurs pour Charlie Hebdo, en comparaison des téléspectateurs de prime time...?

Guy BEDOS lance des piques tous azimuths, et même s'il est parfois désabusé, ses tirs font toujours mouches. Et il a un énorme avantage, il a une pensée politique. On n'est pas obligé de partager ses idées, mais ses revues de presse sont vitales, et son humour décapant est rassurant dans un monde à venir chargé de compromissions et fasciznation du pire.

Chapeau, Monsieur BEDOS.

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Dessin ci dessus fait par moi même, sous le pseudo Kzerphii TOOMK, d'après une photo des Studios Harcourt, publiée dans le numéro de Reporters Sans Frontières de cette année.

23 octobre 2007

Marie TARTOIS (Speed Painting) par Kzerphii Toomk

Durée réelle: 1h00

Marie TARTOIS, petite-fille d'Emile ZOLA, a grandi près des corons arrageois. Elle a suivi ses études au Collège Céhèssa. Puis elle a créé la revue des scouts "Cheftaine à la place du Cheftain".

Elle est ensuite entrée à l'Ecole Normale Supérieure des Animateurs de Radio. Elle a débuté à la télé en 1949 auprès de Pierre TCHERNIA et Pierre DESGRAUPES, puis, à la radio, elle a assisté José ARTHUR, Pierre BOUTEILLER, Zappy MAX, Lucien JEUNESSE, Jacques CHANCEL, Julien DELLI FIORI, Philippe BOUVARD, Philippe MANOEUVRE, Max MEYNIER, Gérard KLEIN, Stéphane PAOLI, Jean-Pierre ELKABACH, Jean-Louis FOULQUIER (Vive les Francofolies), Ménie GREGOIRE, Laurent RUQUIER, Julie, Maryse GILDAS, Harry ROSELMACK, Anne GAILLARD, Doc... On l'a entendue sur Radio Mistral, à Aix-en-Provence en 1982 (avec Caroline), à la TSF avec Jean NOHAIN, et sur Radio-Londres, avec le Général. Bref une bien belle carrière, avant qu'elle ne rejoigne Monsieur DIFOOL sur Fun-Radio puis sur Skyrock.

Accessoirement, elle est bien jolie.

Précision: CamstudioFr est un logiciel gratuit et très simple à utiliser (le lien pour le télécharger est sur un article précédent). Il faut éviter la version 2.1 plus perfectionnée mais qui bugge pas mal et qui n'est qu'en anglais. Photoshop Elements est un logiciel payant mais il est parfois livré avec certains ordis ou appareil photo numériques (ce qui a été mon cas). Photofiltre est gratuit et remplace Photoshop sans problème. Il y a aussi d'autres logiciels gratuits: The Gimp, PaintShop (chercher sur Google pour les liens de téléchargement), et bien sûr MsPaint (livré avec Windows) avec lequel j'ai fait le dessin de Bill KAULITZ.

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La vidéo du shooting ayant amené à la photo de Marie TARTOIS:
http://fr.youtube.com/watch?v=iHO-f4TtKj8

15 octobre 2007

Le petit barbier juif

medium_Le_Dictateur.jpg Adenoid Hynkel est la caricature d'Adolph Hitler, incarné par le grand Charlie Chaplin.

Sa ressemblance avec un petit barbier juif va conduire ce dernier à prononcer un inoubliable discours en faveur de la paix.

Le film est sorti le 15 octobre 1940.

Le monde a bien changé depuis...

Ah ouais?

J'ai surtout l'impression que des petits hitler ont vu le jour un peu partout dans le monde, qu'ils sont ou vont être dotés de l'arme nucléaire (grâce à la bienveillance lucrative de certains), sous le regard indifférent de l'humanité. En 1933, les nazis se répandaient sur le monde. S'alliaient avec la Russie, s'installaient aux Etats-Unis (on a oublié qu'ils ont même pu remplir des stades aux USA lors de leurs manifestations de masse).

Outre les actuels et futurs dictateurs, il serait temps de s'interroger sur la mise en place d'un système général d'atteinte aux libertés, que ce soit techniquement, spirituellement, moralement, administrativement et juridiquement.

La lutte contre le totalitarisme doit être constante.

Quand un véhicule fonce sur un mur, le coup de volant ne se donne pas après l'impact.

Bonne semaine à tous.

03 octobre 2007

José BOVÉ, rebelle gaulois (Dessin de Kzerphii Toomk)

medium_BOVE_José_by_Kzerphii_Toomk_copie.jpgJosé Bové, de son vrai nom José Bovétorix, est né le 11 juin 72 (av.JC), à Talence, en Auvergne, au carrefour de la voie romaine Via Aurelia et de la voie celtique Via Campesina.

Son père appartenait à l'origine à la tribu des Belges, vivant aux frontières de l'Empire.

La famille Bovétorix a vécu longtemps au Vinland, près de Bercae-Lae. Puis le jeune José a suivi des études dans un établissement religieux, au sud de Lutèce, avant d'en être exclu. La légende ne dit pas s'il jurait par Jupiter et par Mercure (voire par Minerve).

Il entre ensuite dans une école préparatoire de Burdigala.

Il milite contre le militarisme romain, et notamment contre la guerre des Gaules. On ne sait d'ailleurs toujours pas si c'est lui ou Bryan Lahife qui a écrit "Romans go home" sur les murs de la place des Quinquonces.
N'intégrant pas les Légions Romaines, il est poursuivi comme déserteur, et se rend au delà de l'Indus, au sud de la Bactriane, pour y rencontrer des peuplades étranges. Peut-être croyait-il avoir alors rejoint le Vinland par l'Est...

Toujours recherché par l'armée romaine, il se cache dans une tribu d'agriculteur, puis va travailler ses déclinaisons latines, avec la formule de Marc-Aurèle: "Gardarem Lou Larzacum".

Il protège alors le futur roi de France (futur nom de la Gaule), Francesco Mitterrandum, que tentaient d'occire quelques fanatiques de la lointaine Candy (ah, le fameux petit parchemin rouge qui a influencé tant de sages gaulois, en cette époque troublée...).

Il élève ensuite des sangliers dans les collines arvernes, et fabrique du Roquefort.

Il se rend dans les mers lointaines, sur une galère phénicienne, "Verdum Pax", pour empêcher que des érudits ne fassent trembler la terre au moyen de formules magiques (inventées autrefois par Albertum Einsteinae, et Maria Curiae).

La célébrité arrive lorsqu'il démonte un temple breton installé au sud du Pays Arverne, à Amiliavum, et dédié aux orgies où l'on trempait des tranches de boeuf dans de l'huile bouillante, avant de les glisser entre deux tranche de pain.

Puis il mène certains combats en essayant de rassembler les tribus gauloises, puis des tribus plus lointaines.

Sur la Via Campesina, il rencontre Jack Nicholson, avec lequel il évoque les techniques d'infiltration dans l'Empire.
 
Il se rend aussi en Palestine. Ce qui lui vaudra quelques mésaventures. Et il ne s'agissait pas alors d'une quête arthurienne, malgré ses origines celtiques.
 
José Bovétorix va également connaître les géôles romaines après avoir détruit le temble Maquus Donaldiam, et coupé du blé magique, planté en Gaule par l'apprenti Mickey Monsantum, et protégé par les Compagnies Romaines de Sécurité.

Enfin, il tente de devenir chef des tribus gauloises, mais n'y parvient pas, ayant face à lui une Walkirie, un factotum et un guerrier hunnique.

Sa moustache fleurie est désormais célèbre.

On peut lire ses mémoires dans le livre "Rebel with many causes".

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Le dessin ci-contre a été réalisé par Kzerphii Toomk, barbare phocéen, sur tablettum graphicum Wacom (A6), avec Photoshopum Elementsum 3.0 et CamstudioFr 2.0.

La vidéo est le speedum paintingum afférent.

L'humour du présent article est garanti 100% gaulois (tendance Jean Amadou et Robert Lamoureux), et sans OGM.


29 septembre 2007

Rachida DATI (dessin de Kzerphii Toomk)

medium_DATI_Rachida_by_Kzerphii_Toomk_2007_09_28.jpg

Rachida DATI est née le 27 novembre 1965 dans un petit village bourguignon.

Après de longues études de droit et d'économie, elle entre chez Elf-Aquitaine en 1987, puis chez Matra-Communication en 1990 (service d'audit).

Elle collabore avec Jacques ATTALI, au sein de la BERD, en 1993.

En 1994, elle est à la Lyonnaise des Eaux, puis de 1995 à 1997 elle est conseillère au Ministère de l'Education Nationale, en qualité de juriste.

Admise sur titres, elle intègre l'Ecole Nationale de la Magistrature de 1997 à 1999.

Elle occupe différents postes, de BOBIGNY à EVRY, en passant par PERONNE, puis rejoint très vite le Ministère de l'Intérieur en 2003,en qualité de conseillère de Nicolas SARKOZY.

Elle fait un passage au Conseil Général des Hauts de Seine, puis retourne au Ministère de l'Intérieur, avant d'adhérer à l'UMP puis de devenir en juin  2007 Ministre de la Justice, Garde des Sceaux.

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Le dessin ci-contre a été réalisé sur tablette graphique (Wacom A6), avec les logiciels Photoshop Elements 3.0 et CamstudioFr 2.0, sous le pseudonyme de Kzerphii Toomk.

Un speed painting a été enregistré. Il peut être visionné, également ci-contre. 

17 septembre 2007

Bernard BLIER, le parrain malgré lui

medium_BLIER_Bernard_by_Kzerphii_-_en_cours_01_-_Détai_-_UNFINISHEDl_copie.jpgBernard BLIER est né en Argentine le 11 janvier 1916 et mort à Paris le 29 mars 1989.

Il va devenir l'un des plus grands comédiens français et son répertoire est irremplaçable.

Il est l'élève de Louis JOUVET et sa carrière débute dès 1938, avant que la guerre ne l'éloigne des pla -teaux.

Pour le reste de sa biographie, on peut lire notam -ment l'ouvrage remarquable d'Annette BLIER et Claude DUFRESNE (Solar, 1989), ainsi que sur les sites web:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Blier

http://www.biosstars.com/b/berblier/bernard_blier.htm

http://lancelot78800.free.fr/

On n'oubliera jamais son truculent personnage de Volfoni, dans "Les Tontons Flingueurs", de Michel AUDIARD, en 1963, ou celui plus inquiétant, mais tout aussi hilarant, de Cafarelli dans "les Barbouzes".

Personnellement, je garde en mémoire ses interprétations fameuses, mélanges de colère retenue et d'abasourdissement subtil, dans des films comme "le Grand restaurant" (1966), "Un idiot à Paris"(1967), "Laisse aller c'est une valse" (1970), avec les regrettés Jean YANNE et Michel CONSTANTIN, "Jo" (1971), "Tout le Monde il est beau, tout le monde il est gentil" (1971), "le Grand Blond avec une chaussure noire" (1972) avec des répliques inoubliables que lui seul pouvait porter telle "Merde, on tourne en rond", "le corps de mon ennemi" (1976) plus tragique, "Série noire" (1978) où il extraordinaire, "Pétrole ! Pétrole !" (1981), nanar où il excellent en émir Abdullah, "Twist again à Moscou" (1986) impeccable en apparatchik ...etc

On a parfois critiqué sa présence aux Césars, très malade et amaigri, mais il était touchant et l'on mesurait alors la place qu'il avait pris dans le coeur des français (et au delà des frontières aussi).

J'ai commencé le dessin ci-contre d'après une photo trouvé dans sa biographie signée Annette BLIER et Claude DUFRESNE (Solar), sous le pseudo Kzerphii Toomk.

10 septembre 2007

Les grands yeux... mdr

Pour illustrer mon propos précédent (dédié à Jeremiahd 3RD):

 medium_GrandsYeux158.jpeg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

medium_J3RD.jpg

09 septembre 2007

Robert CRUMB, un génie misophile

medium_CRUMB_Robert.jpgRobert CRUMB est un des dessinateurs de BD les plus célèbres au monde. Son style est reconnaissable au premier coup d'oeil. Femmes plus que charnelles, traits denses et hypertrophies harmonieuses des corps et des des mouvements.

CRUMB est né à Philadelphie en 1943 et a connu la célébrité dès 1967, époque du Summer of Love et de son départ pour San Francisco, dans le monde hippie et dans les envols au LSD, avec descentes superboliques.

L"humour de CRUMB est principalement visuel et direct, avec un sens de la parabole et du rébus graphique. Les femmes crumbiennes ont une taille fine sur un bassin très large et des jambes musclées mais harmonieuses, à l'instar de celles décrites par le personnage joué par Charles DENNER, dans "l'Homme qui aimait les femmes", film incontournable de François TRUFFAUT. "Les chevilles épaisses donnent une plus belle harmonie à la jambe", comme le disait à peu près Charles Denner avec expertise. Expertise de très haut niveau chez CRUMB.

CRUMB a quelques personnages récurrents comme Fritz (un Félix des temps modernes totalement déjanté), et Mister Natural...

La biographie de CRUMB fait apparaître une situation très névrotique dans sa famille. J'avais vu un reportage sur Arte il y a trois ou quatre ans, et l'on voyait bien les particularités de cette fratrie et surtout d'un des frères (j'ai oublié lequel)... Mais Robert CRUMB a su sublimer et magnifier ses angoisses.

Le 9ème Art a ses génies. Windsor McKay, Robert Crumb, Marcel Gotlib, Hergé...

Reste à savoir ce que va donner l'invasion Manga sur cette culture séculaire...

Mais franchement, quand on relit de vieux Magazines comme Pilote ou Mad, ou les cartoons de CRUMB, on a parfois du mal avec les personnages aux grands yeux.

Je préfère personnellement les pin' up aux mollets généreux...

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Quelques sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Crumb

http://www.drame.org/blog/index.php?2007/08/11/624-la-rev...
 
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Dessin de Kzerphii TOOMK, d'après photo de Baron WOLMAN (Retna), in "San Francisco dans les années 60", Editions de la Martinière, 2001.

01 août 2007

Katrin QUINOL, égérie de BLACKBOX

medium_LONDRA_0.jpg
C'était il y a presque 20 ans. Le groupe BLACKBOX démarrait en Italie, en prenant la tête des Hits avec la chanson "Ride on Time", puis faisait la conquête de la France et de la Grande Bretagne...

Sur scène, on voyait la sublime Katrin QUINOL (ou Catherine QUINOL), antillaise, ancien mannequin.

Un scandale éclata rapidement. Certains avancèrent que Katrin ne savait pas chanter et était doublée par Martha WASH, laquelle aurait donc eu seule cette voix puissante et incroyable.

Je me souviens néanmoins d'avoir assisté à un Live sur M6, vers 89/90, quand l'animateur Alexandre DEBANNE (auquel succéderait peu après Ophélie WINTER) demanda à Katrin qui allait monter sur scène: "Alors, certaines mauvaises langues disent que tu ne chantes qu'en playback et que ce n'est pas toi la voix dans la chanson Ride on Time".

Katrin QUINOL le regarda bien en face et lui lança avec un joli accent antillais: "Ben tu vas voir"...

Et je me souviens l'avoir vu chanter sur scène, avec un micro, et sans aucun playback apparent... Contrairement à la plupart des artistes qui étaient là...

Le mystère reste entier.

Il faut dire qu'à l'époque, certaines rumeurs ont même poussé le bouchon beaucoup plus loin sur la personne de Katrin, mais je ne vais pas relancer l'histoire...

Alors, un coup de pub, cette histoire de playback ?

Bref, pour moi Katrin QUINOL reste un très bon souvenir.

Une beauté perdue dans l'histoire de la musique du XXème siècle.

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Site (officiel ?):

http://www.katrinquinol.com

28 juillet 2007

A la mémoire de Ioana, alias Bugwoman

medium_lucia2.jpg
Je viens d'apprendre avec tristesse la disparition de Ioana, alias Bugwoman, alors que je venais juste de la saluer sur un autre blog.
 
Toute son histoire est ici:
 
 
Une pensée pour elle... 
 
 

26 juillet 2007

Croissance économique et justice sociale

medium_Honor_C3_A9_Daumier_-_Le_Wagon_de_troisi_C3_A8me_classe.jpgPour faire simple, partons de l'image populaire de la part de gâteau. Nous avons tous faim. Donc, nous voulons natu-rellement avoir une part de gâteau plus grande. Pour cela, il existe deux techniques, soit le gâteau est plus grand et la part va forcément augmenter, soit le gateau ne grossit pas, et il faudra alors prendre une fraction plus grande du gâteau, au détriment des autres convives.

La tragédie de l'humanité réside ici.

Le nombre de convives n'a cessé d'augmenter, le gâteau a grossi mais pas assez vite. En outre, certains convives prennent de grosses parts au détriment de ceux qui mangent des miettes.

La compétitivité, c'est l'art de se battre pour obtenir la plus grosse part possible. La compétitivité se diversifie entre plusieurs techniques: acharnement au travail pour avoir une meilleure formation professionnelle, et dont les meilleurs postes, et donc les postes les plus rémunérés, acharnement ensuite pour travailler le plus possible, à la manière du camarade Stakhanov, sui sublimait avec son marteau-piqueur. D'autres techniques sont plus subtiles, notamment le relationnel de faveurs (les réseaux d'entraides et les marches-pieds, les petits coups de pouces et les renvois d'ascenceur, la ploutocratie, la nomenklaturattitude...etc), les coups bas, la tromperie, le vol, le lobbying...etc

Bref, le gâteau garde la même taille mais chacun se débat pitoyablement pour grignoter sur la part de son voisin.

Pour que la métaphore soit complètement, concevons un gâteau qui se reconstitue au même rythme que sa vitesse de consommation... Puisque le travail produit des richesses (du gâteau) qui seront consommées (par les convives).

Quand le gâteau devient minuscule, en période de crise économique, les tensions grandissent entre les convives, et tout est bon pour survivre.

En tout état de cause, les convives sont parqués par groupes (nationaux, religieux, communautaires), groupes dirigés parfois par des dictateurs de paille qui négocient avec les groupes puissants pour mettre la main sur les parts des membres desdits groupes, et se redistribuer de beaux morceaux. Les membres du groupes crèvent de faim, le dictateur se remplit la panse et renvoie du gâteau à ses complices plus riches (allusion balourde, ici, à l'exploitation des richesses des pays "en voie de développement").

Inutile de préciser ici, que la philosophie de chacun de nous va fluctuer entre un mutualisme proudhonnien, un égalitarisme marxien, un libéralisme hayekien, un communautarisme ghettoïste, ou tout autre mode de conception économico-sociale du monde. Chacun gère ses valeurs comme il le veut, comme il peut.

Reste ensuite à examiner l'hypothèse où le gâteau va grossir. La fameuse croissance économique !

Or, il doit être observé que pour fabriquer le gâteau il faut tirer sur les ressources naturelles de la planète (mines de farine au Zaïre, forêts d'oeufs en Amérique latine...etc), donc mettre en péril l'avenir, il faut polluer la même planète (coquilles radioactives, tubes de chocolat vides...etc), obscurcir le ciel de déchets satellitaires (syndrome de Prométhée)...etc.

Or, la croissance est prônée comme un dogme absolu, et ses effets pervers croissent avec l'augmentation du nombre de convives qui ont de plus en plus d'appétit.

Mais pendant que certains se gavent et que d'autres n'ont pas le temps de réfléchir, trop occupés à survivre pour certains, la situation s'aggrave.

Bref...

En tout cas, j'ai vu un bout d'un film de Marco Ferreri, "la Grande Bouffe"...

Et faut que j'attaque mon régime avant l'été...

Zut, trop tard.

 

19 juillet 2007

Robinet du temps (physique péremptoire)

medium_Harold_LLOYD.2.jpg
Depuis que le Big Bang a rassuré les bigots en redonnant tout son lustre à l'idée d'une création de l'univers, voilà qu'on voudrait que le temps ait également eu un début.

Avant même de dire ce qu'est le temps (la fameuse quatrième dimension), il faut simplement rappeler que la science actuelle considère que le temps s'écoule plus rapidement dans un système de forte gravité.

Or, les physiciens ne se préoccupent pas de savoir que l'instrument de mesure du temps est lui-même affecté par la gravité.

Il semblerait que les scientifiques confondent "temps" et "vitesse".

La vitesse n'est que la mesure du temps écoulé entre deux événements (ou phénomènes) liés l'un à l'autre par un phénomène de causalité.

Par exemple, le vieillissement du corps humain est un phénomène impliquant un enchaînement de faits.

Or cet enchaînement se déroule plus vite sur Terre que dans l'espace.

D'où la fameuse théorie des frères jumeaux qui ne vieillissent pas à la même vitesse lorsque l'un reste sur Terre et l'autre par faire une ballade de plusieurs années dans l'espace, à grande vitesse.

Le temps s'est écoulé à la même vitesse pour chacun, mais les processus de vieillissement ont été accélérés pour celui resté sur Terre. A l'instar de celui dont les cheveux deviennent brutalement blancs à la suite d'une frayeur intense.

Par ailleurs, si le temps est immuable, et que la causalité entre les phénomènes naturels est par conséquent éternelle, il n'y a aucun début. Le Big Bang n'est qu'un événement consécutifs à d'autres. Le temps n'était pas sur les startings blocks.

Le néant n'a pas engendré l'univers...


Et moi, j'arrête de boire.

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Source photo:

http://www.yourbusinessit.co.uk/ebay%20pictures/harold%20...
Liens:

18 juillet 2007

Christophe CUSSON (Peintre, 1962)

medium_CUSSON_Christophe_img_1051a_3.2.jpg

Christophe CUSSON est un peintre francilien, né en 1962, aux Sables-d'Olonnes, en Vendée.

J'ai récemment découvert cet artiste, dont j'ai pu voir certaines toiles de visu (c'est à dire en dehors de la pixélisation réductrice d'un ordinateur). Et j'aime beaucoup.

Il faut voir sur son site officiel ses séries Flamenco, Provence ou Abstraites...

http://christophecusson.blogspirit.com

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Biographie extraite dudit site:

Christophe Cusson commença la peinture à l’huile à l’âge de 9 ans. De 1971 à 1979, il effectua des études d’art plastique à l’Ecole Martenot à Paris ou il suivit différents cursus (i.e. fusain, sanguine, peinture à l’huile, aquarelle, modelage...). En 1981, il fut présenté au concours général réservé aux meilleurs jeunes Français bacheliers. Il effectua ensuite des études de recherche en anatomie statique et dynamique sous la maîtrise de Madame Siegfried (1979-1981) et suivi un Atelier de peinture à l’huile avec Fabienne Ternat-Garin (1981 à 1984). C’est là que sa passion pour cette matière se confirma. Dès lors, il ne cessa d’approfondir la connaissance de cette technique et d’y exprimer la diversité de son inspiration à travers un style encore en pleine évolution.

De 1984 à 1988 puis en 1990, il participa au salon de Neuilly sur Seine ou il résida étant jeune. Il participa à de nombreux concours qu’il choisit pour leur comité de sélection rigoureux. Il fut lauréat d’un certain nombre d’entre eux. On peut notamment citer les salons suivants :


1988            Salon des Arts et Lettres de France à Paris ; sélectionné pour le Prix des Jeunes ;
1989            32ème Salon des Beaux Arts de Chatou ;
1990            Participation à de prestigieux salons comme le Salon d’Automne au Grand Palais à Paris, le Salon des Arts plastiques de Marly le Roi, le Salon de la Celle Saint Cloud, le Salon de Mantes la Jolie, le 41ème grand prix international de peinture de Deauville ou il fût sélectionné en grande finale et le 32ème Salon “Art Sacré - expression spirituelle” ;
1990/93      Salon des Artistes Français au Grand Palais à Paris ;
1991            Sélectionné pour le « Grand Prix des distinctions françaises et étrangères »    délivré par la Fédération Nationale de la Culture Française et réservé aux primés des Salons et Concours d’Art plastique ;
2004            Participation au Salon des artistes de Levallois « Leval-art » au centre culturel de Levallois ou il réside depuis 1999.


Il réalisa également des expositions personnelles à “La Tonnelle” à Boulogne Billancourt en 1985 ou collective : “Les passeurs de lumière” au Centre La Montgolfière à Vaucresson en 1990 qui lui on permis d’avoir un contact direct avec le public tout en présentant un nombre plus large de ces œuvres. En 2004, il participa à l’opération « Ateliers portes ouvertes » de Levallois qui remporta un vif succès. Depuis 2003, Christophe Cusson est membre de l’Association Atelier Art Europe à Levallois ou se trouve son atelier. Sa peinture trouve un style à la fois plus épuré et plus riche, fruit du long travail accompli depuis son plus jeune âge. A 43 ans, Christophe Cusson produit et vend ses œuvres sur tous les continents, des Etats-unis au Japon, essentiellement à des particuliers séduits par son style intimiste et son orientation définitivement tournée vers l’esthétique des formes, des lignes et des couleurs.

 

 

02 juillet 2007

Musique : Les déclencheurs de déprime...

medium_Éternel_hiver.jpgMadame Emma BOVARY partait en live dès qu'elle entendait gémir le Pied-bot, tragique symbole de l'incompétence professionnelle de Charbovary, son mari balmérien.

De mon côté, le déclencheur de cafard (effet immédiat) c'est le bal musette avec accordéon et airs de passo-doble. Ce genre d'ambiance me prend aux tripes et me plonge dans une déprime instantanée (avis à mes futurs tortionnaires: inutile de me passer la gégène ou de me chatouiller, deux disques de Patrick Sébastien me feront tout avouer).

Je préfère mille fois l'ambiance "têtes-à-claques" d'une rave party, d'un after (chèvres) ou d'une free party. Au moins, la musique techno, house, rave, hardcore (et j'en passe), c'est un coeur qui bât, une énergie qui monte des machines, qui nous robotise et qui personnellement me donne la pêche. Ah... Un bon morceau des The Horrorist...

Ou bien des airs de Michel LEGRAND, Michel POLNAREFF ou Julien CLERC. Vitamines C de mon cortex anxiogène.

Mais je réalise qu'il y a pire que le bal musette pour me pousser dans les eaux claires de la Seine... Juste me faire écouter "Mistral Gagnant" de Renaud. La chanson est sublime mais le résultat est désastreux. Je snife au quart de tour. Et comme je snife en dedans, je finis par noyer le moteur et je cale.

Bon, sur ces belles paroles, je vais avaler un tube complet d'Isabelle BOULAY...

Aaargh

11 juin 2007

Ingrid BETANCOURT : Affiche pour sa libération

medium_IngridBetancourt_by_Kzerphii.2.jpgCette affiche réalisée sous le pseudo Kzerphii faisait partie d'un de mes anciens blogs... Ingrid BETANCOURT et Clara ROJAS sont toujours détenues malgré de multiples promesses et de vains espoirs... Victimes des mangeurs de temps...

30 mai 2007

Le Tambour

medium_Gribouillis-Tambour.2.JPG

(Texte paru sur mon autre blog, http://pelleas.skyblog.com, le 21 mai 2007. Le dessin est issu de ma créativité relative et insomniaque, temporelle et afférente à l'article).

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Dans une ultime tentative pour rejoindre Morphée, j'aperçois le film "Le Tambour"... Une foule de chères têtes blondes le bras levé dans un salut nazi, martial à en avoir la nausée... Mais tout se termine heureusement dans une valse anarchique et sous une pluie battante... L'obermachintruc finit par faire un caca nerveux seul au milieu de la piste de danse improvisée...

J'étais allé voir ce film à sa sortie, seul, car mes copains préféraient des films d'action comme "Rambo"...

La tête de cheval a un côté guerniquéen, annonciateur de la catastrophe polonaise, allemande et mondiale... Et la réaction de la mère rappelle celle du fils dans la "pêche à la baleine" de Jacques Prévert...

Face à l'horreur, les fines bouches se font parfois conciliantes quand elles ont faim... Faim de reconnaissance, de soumission ou de conformisme panurgéen...

Et le marchand de jouets, Sigismund Markus (joué par Charles Aznavour), synthétise un mélange de lucidité politique et de naïveté sentimentale...

Bref, un film sublime.

 
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