Avertir le modérateur

26 juillet 2007

Croissance économique et justice sociale

medium_Honor_C3_A9_Daumier_-_Le_Wagon_de_troisi_C3_A8me_classe.jpgPour faire simple, partons de l'image populaire de la part de gâteau. Nous avons tous faim. Donc, nous voulons natu-rellement avoir une part de gâteau plus grande. Pour cela, il existe deux techniques, soit le gâteau est plus grand et la part va forcément augmenter, soit le gateau ne grossit pas, et il faudra alors prendre une fraction plus grande du gâteau, au détriment des autres convives.

La tragédie de l'humanité réside ici.

Le nombre de convives n'a cessé d'augmenter, le gâteau a grossi mais pas assez vite. En outre, certains convives prennent de grosses parts au détriment de ceux qui mangent des miettes.

La compétitivité, c'est l'art de se battre pour obtenir la plus grosse part possible. La compétitivité se diversifie entre plusieurs techniques: acharnement au travail pour avoir une meilleure formation professionnelle, et dont les meilleurs postes, et donc les postes les plus rémunérés, acharnement ensuite pour travailler le plus possible, à la manière du camarade Stakhanov, sui sublimait avec son marteau-piqueur. D'autres techniques sont plus subtiles, notamment le relationnel de faveurs (les réseaux d'entraides et les marches-pieds, les petits coups de pouces et les renvois d'ascenceur, la ploutocratie, la nomenklaturattitude...etc), les coups bas, la tromperie, le vol, le lobbying...etc

Bref, le gâteau garde la même taille mais chacun se débat pitoyablement pour grignoter sur la part de son voisin.

Pour que la métaphore soit complètement, concevons un gâteau qui se reconstitue au même rythme que sa vitesse de consommation... Puisque le travail produit des richesses (du gâteau) qui seront consommées (par les convives).

Quand le gâteau devient minuscule, en période de crise économique, les tensions grandissent entre les convives, et tout est bon pour survivre.

En tout état de cause, les convives sont parqués par groupes (nationaux, religieux, communautaires), groupes dirigés parfois par des dictateurs de paille qui négocient avec les groupes puissants pour mettre la main sur les parts des membres desdits groupes, et se redistribuer de beaux morceaux. Les membres du groupes crèvent de faim, le dictateur se remplit la panse et renvoie du gâteau à ses complices plus riches (allusion balourde, ici, à l'exploitation des richesses des pays "en voie de développement").

Inutile de préciser ici, que la philosophie de chacun de nous va fluctuer entre un mutualisme proudhonnien, un égalitarisme marxien, un libéralisme hayekien, un communautarisme ghettoïste, ou tout autre mode de conception économico-sociale du monde. Chacun gère ses valeurs comme il le veut, comme il peut.

Reste ensuite à examiner l'hypothèse où le gâteau va grossir. La fameuse croissance économique !

Or, il doit être observé que pour fabriquer le gâteau il faut tirer sur les ressources naturelles de la planète (mines de farine au Zaïre, forêts d'oeufs en Amérique latine...etc), donc mettre en péril l'avenir, il faut polluer la même planète (coquilles radioactives, tubes de chocolat vides...etc), obscurcir le ciel de déchets satellitaires (syndrome de Prométhée)...etc.

Or, la croissance est prônée comme un dogme absolu, et ses effets pervers croissent avec l'augmentation du nombre de convives qui ont de plus en plus d'appétit.

Mais pendant que certains se gavent et que d'autres n'ont pas le temps de réfléchir, trop occupés à survivre pour certains, la situation s'aggrave.

Bref...

En tout cas, j'ai vu un bout d'un film de Marco Ferreri, "la Grande Bouffe"...

Et faut que j'attaque mon régime avant l'été...

Zut, trop tard.

 

23 juillet 2007

Un pont pour Tahiti

medium_Tahiti.2.jpg

Marcel VanduNor promenait sur une plage de Malo-les-Bains, solitaire et empli de mélancolitude... Son regard portait sur la mer agitée, sur le ciel d'un gris tumultueux et sur les dunes sensuelles. Ses pensées balladaient elles aussi, où bon leur semblait, sans que Marcel ne leur donne de directive, d'objectif, ni une quelconque utilité.

 A un instant, notre promeneur heurta un corps dur enfoui dans le sable. Il ne s'agissait pas du cadavre de Hulk, mais de ce qui ressemblait à une simple théière, en cuivre, comme on en trouve à foison dans les souks de Casablanca, Constantine ou Damas.

 Elle était recouverte de silice et de mazout.

 Marcel prit le bout de son marcel et frotta l'objet, avec la vigueur et la patience de l'artisan qu'il aurait pu être s'il avait eu du courage.

Au bout de quelques instants, d'un certain temps raynaudien, un génie phosphorescent jaillit avec harmonie de la théière.

Cet être de lumière faisait grise mine, à l'instar du ciel si lourd.

"Eh bien, cela fait quatre fois que l'on me dérange cette semaine. Jamais un instant de calme. J'en ai marre ! Puisque c'est comme ça, pour les trois voeux, tu peux toujours rêver. Ce sera UN voeu et pi c'est tout".

Marcel qui n'en demandait pas tant restait bouche bée, au risque d'avaler une mouette.

"Alors, que veux-tu?"

Marcel réfléchit longuement puis balbutia:

"Ben, euh... J'ai toujours eu envie d'aller visiter Tahiti, c'est mon rêve. Mais j'ai peur de l'avion et je ne supporte pas les voyages en bateau. Jaimerais que vous me construisiez un pont,entre Dunkerque et Tahiti..."

Le génie plissa les yeux avec une intellgence non feinte, resta silencieux quelques secondes, puis répondit:

"Ecoutes, je comprends tes motivations, mais soyons sérieux. Un pont pour Tahiti nécessiterait d'utiliser dix années de la production mondiale du béton et de l'acier. Il faudrait couler des piliers sur des fosses abyssales, de plusieurs kilomètres de haut. Employer des milliers, voire des millions d'ouvriers, les équiper de bouteilles de plongée... Non, franchement, je veux bien t'exhausser un voeu, mais choisis quelque chose de réaliste, pas un truc irréalisable... Choisis autre chose".

Marcel, quoique dépité, se reprit à chercher. Puis il demanda:

"J'ai trouvé. En fait, voilà, j'ai toujours eu des problèmes avec les femmes. Je n'ai jamais compris leur comportement, leurs regards, leurs gestes, leurs discours... Je n'ai jamais su si elle voulaient dire oui quand elle disaient non, jamais compris le sens de leurs caprices, les fluctuations de leur humeur... Enfin, bref, mon voeu est le suivant: je voudrais comprendre la psychologie féminine".

Le génie pris soudain un air atterré. Un silence glacial s'installa, interminable. Marcel observait cet être magique qui semblait maintenant complètement perdu... Mais ce dernier retrouva ses esprit. Il regarda Marcel droit dans les yeux, et d'un voix calme, il lui demanda:

"Le pont, tu le veux avec deux ou quatre voies ?"

16 juillet 2007

Un clown au soleil

medium_Un_clown_au_soleil_copie_LITTLE.jpg

Un magnifique film avec Orlando BLOOM. C'est l'histoire d'un agent du FBI, John Coultard, qui a dû se retirer dans une île du Pacifique après avoir mis en cause divers supérieurs hiérarchiques plutôt corrompus. Il trouve une couverture en dirigeant la mise en scène d'un spectacle comique. Ashley OLSEN campe une touriste américaine, Jenna Mesapeak, pas mal déjantée qui va mettre en difficulté John, à la suite d'événements assez particuliers.

Morgan FREEMAN est un homme de l'ombre dont on ne sait pas si les intentions sont favorables ou non.

On découvre également un Jean-Paul ROUVE très inquiétant.

A voir !

15 juillet 2007

Axelle LAFFONT, actrice zébulonienne

medium_je_deteste_les_enfants_des_autres_2007_reference.jpg

A l'instar de Julie DEPARDIEU, Axelle LAFFONT (née le 24 juillet 1970) a beau être une fille de (Patrice LAFFONT, tropézien rusé, retiré des chiffres et des lettres et des forts), elle n'en est pas moins très talentueuse. Son humour est décapant et chacune de ses apparitions au cinéma a été remarquée, même dans les petits rôles.

Comme toutes les humoristes déjantées, elle cache une énorme sensibilité et fait preuve d'un intelligence aigue de la comédie, et d'un grande intelligence au sens large.

Sur la photo, elle joue dans "Je déteste les enfants des autres", film d'Anne FASSIO, qui sort en ce moment au cinéma, avec Élodie BOUCHEZ.

 Accessoirement, elle fit la pluie et le beau temps sur Canal Plus, au Pléistocène Lescurien

--------------------------

Source photo:

http://www.premiere.fr/premiere/cinema/photos/diaporama/a...

02 juillet 2007

Musique : Les déclencheurs de déprime...

medium_Éternel_hiver.jpgMadame Emma BOVARY partait en live dès qu'elle entendait gémir le Pied-bot, tragique symbole de l'incompétence professionnelle de Charbovary, son mari balmérien.

De mon côté, le déclencheur de cafard (effet immédiat) c'est le bal musette avec accordéon et airs de passo-doble. Ce genre d'ambiance me prend aux tripes et me plonge dans une déprime instantanée (avis à mes futurs tortionnaires: inutile de me passer la gégène ou de me chatouiller, deux disques de Patrick Sébastien me feront tout avouer).

Je préfère mille fois l'ambiance "têtes-à-claques" d'une rave party, d'un after (chèvres) ou d'une free party. Au moins, la musique techno, house, rave, hardcore (et j'en passe), c'est un coeur qui bât, une énergie qui monte des machines, qui nous robotise et qui personnellement me donne la pêche. Ah... Un bon morceau des The Horrorist...

Ou bien des airs de Michel LEGRAND, Michel POLNAREFF ou Julien CLERC. Vitamines C de mon cortex anxiogène.

Mais je réalise qu'il y a pire que le bal musette pour me pousser dans les eaux claires de la Seine... Juste me faire écouter "Mistral Gagnant" de Renaud. La chanson est sublime mais le résultat est désastreux. Je snife au quart de tour. Et comme je snife en dedans, je finis par noyer le moteur et je cale.

Bon, sur ces belles paroles, je vais avaler un tube complet d'Isabelle BOULAY...

Aaargh

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu