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21 novembre 2007

Guy BEDOS, irremplaçable dinosaure

medium_BEDOS_Guy_-en_cours_copie.2.jpgJ'aime bien, voire beaucoup les humoriste actuels.

Muriel ROBIN et sa surexcitation névrotique contagieuse, Pierre PALMADE et son surréalisme du quotidien, Gad ELMALEH et sa subtilité dans l'humour de situation, Michel BOUJENAH et son émotion qui prend aux tripes, Florence FORESTI et son faux côté irréfléchi, Jean-Marie BIGARD et son bon sens camouflé dans une vulgarité réfléchie, Édouard BAER et sa poésie lunaire, Laurent BAFFIE et son intelligence de l'à-propos, Les Nuls et leur joyeuse anarchie, Chevalier et Laspalès et leurs dérives syntaxiques, Dany Boon et sa naïveté percutante, Jamel DEBBOUZE et son immense talent d'improvisation, Éric et Ramzy et leur espièglerie réconfortante, Kad et Olivier et leur mordant, Michel MULLER et sa déconnade tranquille mais efficace, Benoît POELVOORDE et son Monsieur Manhattane hilarant, les Robins des Bois et leur mauvais goût communicatif, François ROLLIN et son pédantisme décalé de haute volée, Élie SEIMOUN et sa charge affectueuse contre les recalés de la vie, SMAÏN et sa sincérité, Michaël YOUN et son génie, Guy CARLIER et ses boulets rouges malgré tout sensibles...

Je les aime bien, donc, et parfois beaucoup, mais je dois reconnaître qu'actuellement, hormis les Guignols de l'Info, les humoristes ayant le courage de rentrer dans le lard des puissants (politiques notamment) ne sont plus légion.

Il existait autrefois des gens comme COLUCHE ou Pierre DESPROGES...

Il a failli exister quelqu'un comme DIEUDONNÉ, avant qu'il ne fasse plus rire (quel gachis). Encore qu'on peut toujours espérer voir un jour Thésée revenir des enfers...

Il me semble que Guy BEDOS est un dinosaure irremplaçable, et c'en est presque tragique dans le monde instable actuel.

Il existe certes des gens courageux, comme Philippe VAL qui n'hésite pas à défendre une seconde les caricaturistes, mais combien y a t'il de lecteurs pour Charlie Hebdo, en comparaison des téléspectateurs de prime time...?

Guy BEDOS lance des piques tous azimuths, et même s'il est parfois désabusé, ses tirs font toujours mouches. Et il a un énorme avantage, il a une pensée politique. On n'est pas obligé de partager ses idées, mais ses revues de presse sont vitales, et son humour décapant est rassurant dans un monde à venir chargé de compromissions et fasciznation du pire.

Chapeau, Monsieur BEDOS.

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Dessin ci dessus fait par moi même, sous le pseudo Kzerphii TOOMK, d'après une photo des Studios Harcourt, publiée dans le numéro de Reporters Sans Frontières de cette année.

17 novembre 2007

Barbarian Age (court-métrage), par le CNVRD

19:30 Publié dans Cinéma, Comédiens, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ciao

15 octobre 2007

Le petit barbier juif

medium_Le_Dictateur.jpg Adenoid Hynkel est la caricature d'Adolph Hitler, incarné par le grand Charlie Chaplin.

Sa ressemblance avec un petit barbier juif va conduire ce dernier à prononcer un inoubliable discours en faveur de la paix.

Le film est sorti le 15 octobre 1940.

Le monde a bien changé depuis...

Ah ouais?

J'ai surtout l'impression que des petits hitler ont vu le jour un peu partout dans le monde, qu'ils sont ou vont être dotés de l'arme nucléaire (grâce à la bienveillance lucrative de certains), sous le regard indifférent de l'humanité. En 1933, les nazis se répandaient sur le monde. S'alliaient avec la Russie, s'installaient aux Etats-Unis (on a oublié qu'ils ont même pu remplir des stades aux USA lors de leurs manifestations de masse).

Outre les actuels et futurs dictateurs, il serait temps de s'interroger sur la mise en place d'un système général d'atteinte aux libertés, que ce soit techniquement, spirituellement, moralement, administrativement et juridiquement.

La lutte contre le totalitarisme doit être constante.

Quand un véhicule fonce sur un mur, le coup de volant ne se donne pas après l'impact.

Bonne semaine à tous.

17 septembre 2007

Bernard BLIER, le parrain malgré lui

medium_BLIER_Bernard_by_Kzerphii_-_en_cours_01_-_Détai_-_UNFINISHEDl_copie.jpgBernard BLIER est né en Argentine le 11 janvier 1916 et mort à Paris le 29 mars 1989.

Il va devenir l'un des plus grands comédiens français et son répertoire est irremplaçable.

Il est l'élève de Louis JOUVET et sa carrière débute dès 1938, avant que la guerre ne l'éloigne des pla -teaux.

Pour le reste de sa biographie, on peut lire notam -ment l'ouvrage remarquable d'Annette BLIER et Claude DUFRESNE (Solar, 1989), ainsi que sur les sites web:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Blier

http://www.biosstars.com/b/berblier/bernard_blier.htm

http://lancelot78800.free.fr/

On n'oubliera jamais son truculent personnage de Volfoni, dans "Les Tontons Flingueurs", de Michel AUDIARD, en 1963, ou celui plus inquiétant, mais tout aussi hilarant, de Cafarelli dans "les Barbouzes".

Personnellement, je garde en mémoire ses interprétations fameuses, mélanges de colère retenue et d'abasourdissement subtil, dans des films comme "le Grand restaurant" (1966), "Un idiot à Paris"(1967), "Laisse aller c'est une valse" (1970), avec les regrettés Jean YANNE et Michel CONSTANTIN, "Jo" (1971), "Tout le Monde il est beau, tout le monde il est gentil" (1971), "le Grand Blond avec une chaussure noire" (1972) avec des répliques inoubliables que lui seul pouvait porter telle "Merde, on tourne en rond", "le corps de mon ennemi" (1976) plus tragique, "Série noire" (1978) où il extraordinaire, "Pétrole ! Pétrole !" (1981), nanar où il excellent en émir Abdullah, "Twist again à Moscou" (1986) impeccable en apparatchik ...etc

On a parfois critiqué sa présence aux Césars, très malade et amaigri, mais il était touchant et l'on mesurait alors la place qu'il avait pris dans le coeur des français (et au delà des frontières aussi).

J'ai commencé le dessin ci-contre d'après une photo trouvé dans sa biographie signée Annette BLIER et Claude DUFRESNE (Solar), sous le pseudo Kzerphii Toomk.

04 septembre 2007

Bai LING (Speed Painting) par Kzerphii Toomk

 

Bai LING, comédienne chinoise hors norme, est née à CHENGDU, en 1970. Suite aux manifestations de la Place Tiananmen en 1989, auxquelles elle participa, conforme à ses convictions et à son comportement insoumis, elle partit s'installer à New York en 1991, y suivant des cours de cinéma. Elle a acquis la nationalité américaine en 1999 (source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bai_Ling).

Sa carrière a été lancée par le film "Red Corner".

En 2005, elle fit sensation en posant nue pour le magazine "Playboy", s'attirant les foudres du pouvoir chinois manifestement insensible à sa beauté et à son tempérament.

Parmi ses films récent, il faut retenir "Nouvelle cuisine", et l'affiche idoine particulièrement réussie.

J'ai compulsé (lol) des pages internet sur cette espiègle comédienne, et j'ai constaté qu'elle a systématiquement des problèmes de décolleté. Ce qui ajoute à sa légende en cours d'écriture.

J'ai choisi une photo plutôt sobre pour dessiner Bai LING sur la tablette graphique, à l'aide de Photoshop Elements 3.0 et CamstudioFr 2.0. Ayant fait nuit blanche, je n'ai pas terminé cette oeuvre noctambulienne mais l'essentiel y était. Je ferai une suite si j'ai le courage.

Et j'essayerai de dessiner aussi Gong LI, Zhang ZIYI, Michelle YEOH, Maggie CHEUNG, Vivian HSU et autres beautés chinoises...

 

26 août 2007

Jessica Alba (Speed Painting) by Hypop & Kzerphii

31 juillet 2007

Orlando Bloom (Speed Painting)

Petit speed painting réalisé par Kzerphii TOOMK (myself) avec Photoshop Elements et CamStudio 2.0. J'ai essayé de dessiner Orlando BLOOM pour faire plaisir à une jeune fille qui me l'avait demandé mais bon, il louche un peu car mon copier-coller de l'oeil a foiré... Sorry.

 

Sinon, il faut rappeler qu'Orlando est né dans le Bronx, qu'il a grandi à Spanish Harlem (son vrai nom est Blumejez De la Fuente). Son service militaire l'avait emmené au Vietnam, où il travailla essentiellement à la Radio, comme animateur. Ses fameuses blagues avait beaucoup de succès. Puis il travailla quelques mois sur le projet Appollo XIV comme attaché de Presse auprès de la NASA. C'est là qu'il épousa Amarilla CORDILLA DELLAS ANDES, jeune prodige des échecs (la seule femme a avoir jamais battu PETROSSIAN). Son divorce, en plein Summer of Love, fut douloureux pour Orlando, qui entama alors une carrière au cinéma, notamment face à Marlon BRANDO et Audrey HEPBURN, dans "le Premier Passo Doble à Argenteuil". Pour le reste, on connaît sa filmographie  par coeur ("Pirates des Caraïbes", "Corsaires des Palétuviers", "Flibustiers en dentelles", "Razzia sur le Schtoumpf", "Moussaillon de la Pistoche"...etc

 

Et bien sûr, le fameux "Un clown au soleil", film magique de Claude LELOUCH.

 

Et j'allais oublier "Tout n'est qu'hoax", film de SF avec Donald SUTHERLAND et Uma THURMAN

20 juillet 2007

Daniel RADCLIFFE, flegmatique et présent

medium_RATCLIFFE_Daniel_-_fini.jpg

Daniel RADCLIFFE.

 Ce jeune comédien, interprète idéal d'Harry Potter, semble tout droit sorti d'un album de "Blake et Mortimer". Il incarne le courage élégant, discret, fort en thème et en principes. Désillusionné et combatif à la fois.

 Révolté dans l'esprit mais respectueux du règlement.

 Enragé mais poli.

Sa relation quasi fraternelle (ou filiale) avec Gary OLDMAN est une belle trouvaille. Le rendez-vous des extrêmes entre un jeune comédien, premier de la classe à la sensualité de moine trappiste, et un vieux roublard hyperdoué, caméléon et rédemptable.

 Bon, Mister RADCLIFFE, va falloir en sortir de ce personnage maintenant. Montrez votre talent, devenez un Sean CONNERY ou un Michael CAINE... Et lâchez votre balai...

C'est jouable.

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Dessin de Kzerphii TOOMK.

15 juillet 2007

Axelle LAFFONT, actrice zébulonienne

medium_je_deteste_les_enfants_des_autres_2007_reference.jpg

A l'instar de Julie DEPARDIEU, Axelle LAFFONT (née le 24 juillet 1970) a beau être une fille de (Patrice LAFFONT, tropézien rusé, retiré des chiffres et des lettres et des forts), elle n'en est pas moins très talentueuse. Son humour est décapant et chacune de ses apparitions au cinéma a été remarquée, même dans les petits rôles.

Comme toutes les humoristes déjantées, elle cache une énorme sensibilité et fait preuve d'un intelligence aigue de la comédie, et d'un grande intelligence au sens large.

Sur la photo, elle joue dans "Je déteste les enfants des autres", film d'Anne FASSIO, qui sort en ce moment au cinéma, avec Élodie BOUCHEZ.

 Accessoirement, elle fit la pluie et le beau temps sur Canal Plus, au Pléistocène Lescurien

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Source photo:

http://www.premiere.fr/premiere/cinema/photos/diaporama/a...

09 juillet 2007

Nightmare Alley (Le Charlatan), film américain, 1947

medium_Nightmare_Alley.jpgNightmare Alley (Le Charlatan), film américain, 1947, d'Edmund GOULDING

Stanton Carlisle, interprété par un Tyrone POWER (1914-1958) tout autant élégant qu'halluciné (à tous les sens du terme), ne croit plus en rien mais sait faire croire ses contemporains. Sa compagne (Molly Carlisle, jouée par l'assez lisse Coleen GRAY (1922)) le compare même à un voyant qui se transformerait en évangéliste. Une autre voyante (interprétée par la pulpeuse Joan BLONDELL (1906-1979)), qui le connait bien, vient lui tirer les cartes et le rappeler à un passé qu'il ne pouvait plus voir puisque son esprit fusait uniquement vers un avenir de paccotille... oubliant la mort et l'éthylisme, ses propres fantômes... Enfin, sa perte pourrait être causée par la rencontre d'une autre "magicienne", beaucoup plus perfide car plus orientée sur l'EAD (Ecoute Assistée par Divan) que sur l'escroquerie , encore qu'elle sait faire preuve de pragmatisme, le moment venu. Cette magicienne (psychanaliste en langage moderne) est Lilith Ritter, interprétée par la sublime Helen WALKER (1920-1968).

Notons que Tyrone POWER et Helen WALKER (sur la photo) sont respectivement morts à 44 et 48 ans. La seconde ayant vu sa carrière brisée autour de 35 ans, à la suite d'un accident d'automobile.

Helen WALKER était l'égale d'une Olivia DE HAVILLAND, voire d'une Bette DAVIS, mélant classe et émotion, charme et froideur, beauté et intelligence.

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Source Photo:

http://books-into-films.com/index.html

06 juillet 2007

Trombinoscope des comédiens et des films

medium_Site_Thelin_copie.jpg

Un site très intéressant pour trouver le visage des comédiens:

http://www.thelin.net/laurent/cinema/

Nathalie BOUTEFEU (1968)

medium_Les_yeux_clairs.jpgNuit blanche, pas envie de surfer, pas de bouquet sattellite, juste la TNT et Al Jazira.

Primo, je regarde un film avec des soldats américains, dont un costaud inexpressif aux cheveux longs, qui vont arrêter un trafiquant de drogue sur une île des Caraïbes. Puis qui le libèrent. Puis qui reviennent à nouveau l'arrêter et délivrer de jeunes gymnastes qui allaient se noyer après que la bombe des méchants ait explosé. Pas très bergmanien mais mes neurones se sont reposé.

Puis "Les Yeux clairs", de Jérôme BONNELL, avec la sublime Nathalie BOUTEFEU, une Fanny troublante de gravitude, porteuse de chaises occasionnelle, écorchée dans sa petite robe à fleur et sa veste rouge.

Ce film a obtenu le prix Jean VIGO, en 2005 (année du centenaire de la naissance du cinéaste éponyme).

La distribution comprend également l'excellent Marc CITTI (que j'avais vu dans "la Reine Margot", de Patrice CHEREAU, et dans "les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel", de Laurence FERREIRA BARBOSA), la fuyante Judith HENRY, ooops pardon, Judith RÉMY, le robuste mais subtil Lars RUDOLPH (un petit air de Clovis CORNILLAC) et l'incroyable et adorable Paulette DUBOST (née en ... 1910, et dont la carrière cinématographique a commencé en 1931 ! Elle qui a écrit "C'est court une vie", sa biographie, il a 15 ans... époque où elle était très sérieuse alors qu'elle semble avoir pris une tengente déjantée - voir ICI).

La filmographie de Nathalie BOUTEFEU comprend 38 films à ce jour.

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LIENS:

http://blog.lefilmfrancais.com/index.php?2005/05/06/33-na...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nathalie_Boutefeu

http://filmos.actricesdefrance.org/B/Nathalie_Boutefeu.html

http://perso.orange.fr/cote.court/2002/competition1.htm

03 juillet 2007

Jean SAUDRAY (1928-2002)

medium_SAUDRAY_Jean.jpgJe viens de revoir la fin du film de, et avec, Pierre RICHARD, "Je sais rien mais je dirai tout". Farce sympathique avec Bernard BLIER dans le rôle du vilain papa, industriel en armement.

Occasion de revoir certains seconds rôles de l'époque, dont Bernard MUSSON, toujours très bon, ici en responsable d'atelier, Victor LANOUX en guest star très prolo, Jean OBÉ, en évêque intemporel (difficile de concevoir que ce comédien a pu vieillir depuis 1973...), Pierre REPP (bien oublié aujourd'hui mais star de la télé à l'époque et de la contrepèterie bon enfant, et qui avait commencé sa carrière cinématographique à 46 ans ! si l'on oublie deux films obscurs en 1933), Nicole JAMET, très jolie, le trio improbable (*) formé par Luis REGO (l'imperturbable avocat lusitané et malmené à la radio par Pierre DESPROGES), Georges BELLER (l'animateur télé très à l'aise) et Didier KAMINKA (quelle gueule...), Pierre TORNADE (toujours très efficace), Daniel PRÉVOST (avant son entrée dans le "Petit Rapporteur" de Jacques MARTIN), et, donc, le regretté Jean SAUDRAY, un visage unique et une personnalité attachante que j'avais découvert lorsque j'étais enfant, dans le feuilleton "Chéri Bibi". Valises sous les yeux, joues émaciées, impression d'avoir vécu 30 vies... Plus Monsieur Loyal discret que Clown blanc...

A l'époque, j'examinais attentivement les génériques pour me souvenir du nom des comédiens et surtout des seconds rôles, ceux dont personne ne parlait mais que tout le monde connaissait. Les films tenaient pourtant souvent sur leurs épaules, surtout dans le cinéma populaire français. Ils n'étaient pas là pour servir la soupe mais pour soutenir l'histoire, l'enrichir, l'humaniser face aux stars sorties de leurs papier glacé...

Ici, dans le film de Pierre RICHARD, Jean SAUDRAY a une très belle scène où il finit par casser la gueule à Pierre RICHARD qui ne comprend rien à la condition ouvrière, perdu dans ses délires post-soixante-huitards (encore bien chauds puisque nous étions en 1973...).

Je n'ai trouvé qu'une seule photo sur lui en cherchant sur Google... Pas terrible la mémoire numérique mondiale...
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(*) expression très à la mode, désolé de craquer...

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Source photo:

http://www.thelin.net/laurent/cinema/films/tt0061343.html

01 juillet 2007

Gabin (suite)

Gabin_Acteurs.swf

30 juin 2007

Famille Ciné de Jean GABIN (acteurs)

medium_Seconds_Roles_Gabin.3.jpg

A partir de Jean GABIN, calcul pour chaque comédien les cinq (ou six si égalité) partenaires masculins avec qui ils ont le plus joué au cours de leur carrière.

Ce schéma pourrait être étendu et affiné...

On y trouve Jean GABIN, Jacques MARIN, René HELL, Albert MICHEL, Charles BOUILLAUD, Paul FRANKEUR, Gabriel GOBIN, Marcel ROUZÉ, Louis DE FUNÈS, Paul DEMANGE, Paul FAIVRE, Bernard MUSSON, Robert ROLLIS, Henri COUTET, Marcel PÉRÈS et Guy DECOMBLE...

 Que du beau monde.

 Et l'on découvre notamment l'importance d'Albert MICHEL... Grande gueule, à l'instar de Jacques MONOD (pas le scientifique!) et de Robert DALBAN...

27 juin 2007

Claude BROSSET (1943-2007)

medium_BROSSET_Claude.jpgDécidément, la camarde rôde souvent au milieu des bobines ces derniers temps...

Claude BROSSET vient de disparaître à Pontoise à l'âge de 63 ans. Il était né le 24 décembre 1943, à Juvisy-sur-Orge (Essonne). Il a fortement marqué le cinéma français depuis les années 70, par sa présence, son physique (1m83), sa voix grave et profonde et le génie de ses interprétations.

Bien que souvent cantonné à des seconds rôles, il ne s'en est pas tenu à un seul type de personnages, mais a constamment varié son jeu.

Il débute au cinéma en 1967 dans "un Homme de trop", de COSTA-GAVRAS, face à Charles VANEL (et Mario DAVID...), dans le rôle de "Ouf". Sa carrière reste assez tranquille jusqu'au milieu des années 70. Puis on le voit dans "R.A.S.", d'Yves BOISSET, en 1973, dans le rôle d'un adjudant-chef en poste en Algérie. Il tourne la même année avec Coline SERREAU. On le voit en parallèle à la télévision (où il a d'ailleurs débuté), et je me souviens de l'avoir découvert en 1974 dans "Ardéchois coeur-fidèle", face à Sylvain JOUBERT. Il a alors certainement pris sa place dans le coeur des téléspectateurs, même chez ceux qui avaient parfois du mal à retenir son nom.

On le voit ensuite face à Lino VENTURA et Patrick DEWAERE (dans l'excellent et jubilatoire "Adieu Poulet", de Pierre GRANIER-DEFERRE, en 1975), puis face à Jean-Paul BELMONDO (notamment dans le film très dur mais très réaliste, "le Corps de mon ennemi", d'Henri VERNEUIL, en 1976, dans lequel il joue le rôle d'un travesti aux tourments cornéliens, écrasé par la vie, par ses lâchetés et par la guerre entre un ancien patron de boîte de nuit, Jean-Paul BELMONDO, et le beau-père d'icelui, Bernard BLIER. Claude BROSSET est excellent. Un de mes films préférés. Le logement où est sensé résider le personnage incarné par Claude BROSSET se trouve à Lille, à quelques dizaines de mètres de l'endroit où j'ai passé six années de ma vie avant de commettre l'erreur de remettre les pieds en Provence, mais bref...).

Il prend un peu plus d'épaisseur (à tous les sens du terme) quand on le retrouve dans le rôle du parrain mafieux et corrupteur, Achille Volfoni, face encore à Jean-Paul BELMONDO, dans "Flic ou Voyou", de Georges LAUTNER (1979), avec des dialogues de Michel AUDIARD (CQFD). Un très bon film, où il croise d'autres excellents seconds-rôles, tels Jean-François BALMER, Georges GÉRET, Michel BEAUNE, Venantino VENANTINI, outre l'énorme Michel GALABRU en commissaire obtu.

Il poursuit sa carrière avec d'autres bons rôles, dans "le Marginal" (1983) face à BELMONDO (film plus moyen à mon sens que les deux précédents), dans "A mort l'arbitre" (de Jean-Pierre MOCKY), en 1984, dans "les Ripoux" en 1984.

Puis, il tourne surtout à la télé, au théâtre.

On le voir ensuite dans "L627" (1992), "le Radeau de la Méduse", d'Iradj AZIMI (1994, date de sortie) et "Capitaine Conan" (1996).

Il fait beaucoup de télé. On le voit notamment dans plusieurs épisodes de "Navarro", face à Roger HANIN.

Dernièrement, sa carrière cinématographique était relancée par deux comédies: "OSS 117: Le Caire nid d'espions" (2006), face à Jean DUJARDIN et "Gomez Vs Tavarès" (2007). Il était toujours jeune et on aurait aimé encore le voir jouer longtemps, mais la vie en a malheureusement décidé autrement.

Chapeau l'artiste.

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Source photo:

http://nounours.typepad.com/.shared/image.html?/photos/uncategorized/cl2.JPG

24 juin 2007

Mario DAVID, comédien français (1927-1996)

medium_DAVID_Mario_-_MODIF_-_david-foto2.jpgMario DAVID est né Jacques Paul Jules Marie David (cf Wikipedia), le 9 août 1927, à Charleville-Mézières.

Il a débuté comme hercule de foire, dans "Ah! les Belles Bacchantes", en 1954, film mythique des Branquignols, avec un autre débutant, Louis DE FUNÈS. Il faut voir Mario DAVID avec sa tenue digne de Tarzan ou d'Akim... jouer avec intelligence l'autodérision (déjà). Mais sa carrière de costaud commence bel et bien...

Il enchaîne avec "Cette sacrée gamine", en 1956, avec Brigitte BARDOT, et quelques débutants dont la merveilleuse Françoise FABIAN, et les compères Michel SERRAULT et Jean POIRET. Puis il tourne dans "le Triporteur", l'année suivante, avec Darry COWL. Il enchaîne alors plusieurs films par an, comme tout second rôle en vue qui se respecte.

Je me souviens de lui, en particulier, dans son rôle de Charlot l'Élégant, face à Jean-Paul BELMONDO, dans "Un nommé La Rocca" (1961), et dans son rôle de Roquentin, toujours face à Bébel, dans "les Tribulations d'un Chinois en Chine" (1965), avec également Jess HAHN (dont j'ai déjà parlé) et Paul PRÉBOIST, comme seconds rôles efficaces et tenaces...

On le voit partout, avec le même bonheur, même lors de fugaces apparitions, tant il est désarmant de force candide, mais si l'on ne devait retenir qu'un film dans sa filmographie, ce serait assurément "Oscar", d'Édouard MOLINARO, en 1967, dans le rôle de Philippe Dubois, le kinésithérapeute au calme olympien face à un Louis DE FUNÈS au mieux de son hystérie colérique, et au faîte de sa carrière, et avec qui il avait débuté dans la troupe des Branquignols, comme on l'a vu plus haut.

Il joue ensuite dans de nombreux films à succès, auprès de DE FUNÈS et de BELMONDO (dont le sublime film "le Magnifique", en 1973). On le croise même chez Luis BUNUEL.

Il reprend un rôle de kinési, en 1979, dans "Coup de tête", face à Patrick DEWAERE.

Sa carrière se fait ensuite plus discrète mais il joue encore avec BELMONDO, en 1992 ("l'Inconnu dans la maison", puis dans son dernier film, face à François CLUZET ("l'Enfer", 1994).

Comme Jess HAHN, mais en plus discret, il incarnait avec génie les brutes, les malabars, les balaizes, avec une fausse candeur et une vraie humilité, mettant son talent immense au service des premiers rôles. Il a ainsi tourné 9 fois avec Louis DE FUNÈS, et autant de fois avec Jean-Paul BELMONDO. Il a également beaucoup tourné avec d'autres grands seconds-couteaux: le chauve nerveux, Dominique ZARDI (16 fois), Henri ATTAL (15 fois), Robert DALBAN (10 fois), Jean CARMET (9 fois)...

En tout, Mario DAVID aura joué dans 96 films, en 40 ans de carrière.
Un très grand comédien.

11 juin 2007

Sandrine SARROCHE: "Je suis Ségolène"

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06 juin 2007

Noémie LENOIR (dessin)

medium_LENOIR_Noémie.jpgNoémie LENOIR est née le 19 septembre 1979, aux ULIS, en Région Parisienne.

Elle commence une belle carrière de mannequin, en posant pour Vogue, puis en devenant une des égéries de l'Oréal.

Elle a ensuite entamé une carrière au cinéma, avec notamment "Gomez et Tavarès", film vaguement immoral qu'elle illuminait non seulement de sa beauté mais également de son talent de comédienne.

Le dessin ci-contre, signé Kzerphii Toomk, est inspiré d'une photo parue dans le supplément du Magazine "Marie Claire", en juin 2007, photo de Frédéric AUERBACH, réalisation de Marie-Hélène GAUTIER.

Marjolaine POULAIN

medium_POULAIN_Marjolaine_-_49304.jpgMarjolaine POULAIN, quatrième fille d'un pasteur, est née en 1966.

Après avoir grandi dans le sud de la France, avec notamment un passage par le théâtre à Martigues, puis à Aix-en-Provence, elle est allée vivre à Paris. 

Elle y a fait un peu de figuration. On la vit ainsi cycliste dans une publicité pour la marque BADOIT.

Sa carrière cinématographique a débuté avec Jean-Pierre MOCKY, en 1988, dans "les Saisons du plaisir". Elle y incarnait une adolescente de bonne famille, un peu nunuche, fille de Jean-Luc BIDEAU et de Bernadette LAFONT, face à sa meilleure amie incarnée par Judith GODRECHE, beaucoup peu délurée. 

Mentionnons qu'il y avait aussi dans ce film: Charles VANEL, Denise GREY, Jacqueline MAILLAN, Stéphane AUDRAN, Jean POIRET, Jean-Pierre BACRI, Richard BOHRINGER, Bernard MENEZ, Roland BLANCHE, Darry COWL, Eva DARLAN et la pulpeuse Fanny COTTENCON.

Elle a ensuite enchaîné essentiellement par une activité de doublage, notamment le dessin animé SAKURA et "les Enfants de la Pluie".

04 juin 2007

Marianne BASLER, flamme du lac

medium_BASLER_Marianne.jpgMarianne BASLER, sublime comédienne suisse, est née en Belgique (sic), à Bruxelles, le 9 mars 1964.

Elle débute relativement tard au cinéma mais sa carrière est finalement lancée par le film de Paul VECCHIALI, "Rosa la Rose, fille publique", en 1985.

On la remarque ensuite, en 1987, dans "les Noces barbares", de Marion HANSEL.

Après un parcours en dents de scie, passant du cinéma d'époque aux téléfilms, elle revient à des rôles plus consistants, en 2001 et 2003, avec "Va savoir", de Jacques RIVETTE (2001), et "Va, petite!", d'Alain GUESNIER (2003).

Personnellement, je l'avais trouvée parfaite en femme fatale, à la fois sulfureuse et innocente, dans "le Beauf", un film efficace d'Yves AMOUREUX (1986), face à un Gérard DARMON faustien, et un Gérard JUGNOT jaloux mais néanmoins très subtil...

Je l'ai trouvée très poignante (mais pas au sens de Marianne FAITHFULL), dans "Julien l'apprenti", de Jacques OTMEZGUINE, en veuve (même remarque) triste et enlisée dans une vie sans issue, face à François MOREL, remarquable en concubin médiocre et anxiogène.

Enfin, elle était très amusante face à son quasi-sosie, Vincent PEREZ, dans le surréaliste "Bienvenue en Suisse", de Léa FAZER, dans lequel elle est le témoin distancié de la décomposition du couple Denis PODALYDES / Emmanuelle DEVOS, rupture réglée comme une montre suisse.

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Source photo:

http://www.francecaptures.net/guide/fiche.php?var=287&...

02 juin 2007

Marie-Hélène BREILLAT, fragile papillon

medium_BREILLAT_Marie-Hélène.2.jpgMarie-Hélène BREILLAT est née le 2 juin 1947, à Talence, en Gironde.

C'était ma comédienne préférée... Et puis elle a cessé de tourner en 1979, pour des raisons que je n'ai jamais vraiment cherché à comprendre, ou à approfondir. Mais bon... Sa soeur, Catherine BREILLAT, en avait fait vaguement état au milieu des années 1980...

On l'a vue dans "Mourir d'aimer" (1971), d'André CAYATTE, dans "le Dernier Tango à Paris" (1972), de Bernardo BERTOLUCCI, dans "Dracula, père et fils" (1974), d'Édouard MOLINARO et dans divers téléfilms sur "Claudine"...

Un physique avantageux qui cachait une gigantesque fragilité...

Je pense souvent à elle et je trouve particulièrement injuste que le public l'ait oubliée...

Mais je sais qu'elle est encore dans la sphère du cinéma grâce à sa soeur Catherine... Et comme cette dernière vient de faire tourner la sublime Asia ARGENTO, autre splendeur camouflant des remous intérieurs, on peut se dire que les boucles se bouclent bien et font un pied de nez à la fatalité...

 Le battement d'aile du papillon fait encore de l'air sur nos visages.

Et je suis en train de réaliser, à l'instant même, que Marie-Hélène a aujourd'hui 60 ans. Et je vous jure que c'est un pur hasard... Sauf à comprendre qu'une voix venue de très loin m'a commandé de saluer cette comédienne irremplaçable, en cet anniversaire.

Dominique SANDA

medium_SANDA_Dominique_-_bresson007.3.jpgDominique SANDA est née le 11 mars 1948, à Paris. Après une carrière de mannequin, elle entre dans le monde du cinéma, avec "une Femme douce", de Robert BRESSON (1968).

Elle tourne ensuite dans un film de Philippe LABRO, "Sans mobile apparent" (1971), avec l'excellent Jean-Louis TRINTIGNANT (lequel réside alors parfois chez ses beaux-parents, à Lambesc, près d'Aix-en-Provence).

On la voit chez Luchino VISCONTI, et dans un magnifique film cornélien, "Le Piège" (1973), de John HUSTON, avec un subtil Paul NEWMAN. Elle y est confondante de beauté, de rage et de fragilité...

En 1976, elle a le rôle féminin principal dans "Novecento", de Bernardo BERTOLUCCI.

En 1979, elle joue sous la direction du sensible et brillantissime Iradj AZIMI, dans "Utopia", où elle donne la réplique à Laurent TERZIEFF.

Puis en 1982, elle tourne dans "une Chambre en ville", du regretté Jacques DEMY, puis en 1984, dans "le Matelot 512", de René ALLIO.

Elle joue ensuite dans des films d'auteurs ou dans des téléfilms, puis, en 2000, dans "les Rivières Pourpres", de Mathieu KASSOVITZ.

Comme il est rappelé dans l'article que j'ai honteusement pompé sur Wikipedia, Dominique SANDA a un phrasé proche de celui de Jean-Pierre LEAUD ou de Tchéky KARYO chez Éric ROHMER.

Une comédienne à part...

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Source photo:

http://ekatocato.hippy.jp/gazou/bresson007.jpg

31 mai 2007

Jean-Claude BRIALY (1933-2007), un hypersensible charismatique

medium_Beau_Serge.JPG
Dans "le Beau Serge", en 1958, il était François, le gentil copain de Serge, rôle joué par un autre comédien regretté, Gérard BLAIN (1930-2000). Avec ce film de Claude CHABROL, la Nouvelle Vague, préfigurée par Agnès VARDA, deux ans plus tôt, démarrait enfin... TRUFFAUT et les autres allaient suivre dans la foulée.

BRIALY a également tourné dans "la Mariée était en noir" de François TRUFFAUT, en 1968, dans "le Genou de Claire", d'Éric ROHMER, en 1970, dans "le Maître Nageur", de Jean-Louis TRINTIGNANT, en 1978 (avec la fameuse scène de la question-piège posée à Guy MARCHAND), dans "la Banquière", de Francis GIROD, en 1980 (face à une magnifique Romy SCHNEIDER), dans un rôle émouvant dans "la Reine Margot", de Patrice CHEREAU, en 1994 (face à l'hypersensible Isabelle ADJANI)...etc

BRIALY était souvent le maître de cérémonie dans les manifestations du "Tout-Paris", par son caractère affable (quoique souvent persifleur et acide) et par son charisme.

Il était, à mon sens, le contrepoint idéal aux "jeunes premiers", tels que Jean-Paul BELMONDO ou Gérard BLAIN... Ou face aux cyniques tels que Jean POIRET...
Un monstre sacré vient de s'en aller...

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Source photo:

http://ann.ledoux.free.fr/pmwiki/pmwiki.php?n=Main.LeBeau...

25 mai 2007

Barbara O'Really (comédienne américaine)

Une petite chronique sur une comédienne oubliée... ou presque...

medium_maemurray.jpgBarbara O'Really est née dans une famille d'immigrés irlandais, dans un quartier populaire de l'East-River. Son père était ouvrier sur les quais et sa mère faisait office d'écrivain public, ce qui était rare à son époque, pour une femme. Il y avait 7 frères et soeurs dans la famille. Ils n'étaient pas riches mais ils n'étaient pas non plus malheureux. "Mon père savait mettre de la magie dans la vie, même dans les périodes sombres - et Dieu sait qu'il y en eut", écrivit plus tard Barbara dans ses mémoires ("Au sein des étoiles", Fayard).

Barbara O'Really a débuté sur la scène d'un théâtre miteux de Manhattan. Elle y a rencontré Spencer Tracy qui n'était pas encore marié avec Katherine Hepburn, et Henry Fonda avec lequel il semblerait qu'elle ait eu une liaison. Elle a tenu un petit rôle dans "Les Raisins de la Colère", de John Ford, puis de la figuration dans "Citizen Kane".

Trois ans plus tard, elle a épousé Malcom Drommer, homme d'affaires manifestement peu scrupuleux qui gravitait autour du monde du cinéma. C'est avec lui qu'elle est ensuite partie vivre à Los Angeles, se rapprochant ainsi d'Hollywood.

On l'a vue ensuite tourner dans "Miséricorde dans la Prairie", de John Ford (encore), dans "Old Destiny", de Joseph L. Mankiewicz, et dans "Mademoiselle Juliette", film méconnu d'Elia Kazan.

Elle commençait à se faire un nom, même si elle restait encore cantonnée dans des seconds rôles. Elle fut même nommée pour un oscar mais n'avait aucune chance de l'obtenir, face à une autre "Barbara" (Stanwick).

Après son divorce tumultueux avec Malcom, qui lui fit deux enfants, Gregor et Christina, elle épousa John Bellymore, comédien fétiche d'Alfred Hitchkcock.

Le reste de la carrière fut en dents de scie. Mais elle eut néanmoins un magnifique premier rôle, dans le chef d'oeuvre que fut "Insubmissive lady", de Fred Zinnemann, face à Gary Cooper et Charlton Heston.

Puis elle eut encore de très beaux rôles, quoique plus secondaires. On l'a vit ainsi dans "The Night in Berkeley", de Mike Nichols, avec Mel Brooks et Trévor Howard, puis dans "Corner Street", film relativement méconnu de Woody Allen, avec Samuel L. Jackson et Dominique Sanda.

Dernièrement, on a pu la voir dans "Mafia of Saint-Louis", de John Woo, et dans "Krevsen uf Dumtir, Aärstrevirrsunits", de Lars Von Triers.

Elle était récemment sur le plateau du Grand Journal, sur Canal Plus, pour parler de ses mémoires (voir plus haut). Elle est toujours aussi passionnée.

(à suivre)

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Source photo :

http://rigaut.blogspot.com/2006_09_01_archive.html

22 mai 2007

Jess HAHN (1921-1998)

jesshahn01Jess HAHN est l'un de mes comédiens préférés. Tout le monde le connait, comme second rôle au physique de brute, à la grosse voix et à l'accent américain à couper au couteau. Mais il avait un énorme talent et a été malheureusement souvent cantonné dans des rôles parfois caricaturaux qu'il assumait cependant avec enthousiasme.

Né dans l'Indiana, aux USA, il a découvert la France lors du débarquement, puisqu'il était dans l'armée américaine comme GI. Il est tombé amoureux de notre pays et y est revenu en 1949, galérant un peu dans les boîtes de jazz où il était musicien. Son premier grand rôle sera justement comme musicien de jazz, dans un film d'Éric ROHMER, "le Signe du Lion", en 1959, en pleine Nouvelle Vague.

Il va ensuite enchaîner les rôles de truands, hommes de main, américains de service, dans de nombreux longs-métrages.

Personnellement, je me souviens de lui dans "les Barbouzes" (1964) où il interprète un homme d'affaire américain très insistant auprès de la délicate Mireille Darc, et qui s'en prend plein la figure face à la bande des Lino Ventura, Bernard Blier et autres Francis Blanche... Avant de finir systématiquement en piètre état dans sa cadillac décapotable...

Je l'avais vu aussi dans "les Tribulations d'un Chinois en Chine" (1965), dans un rôle plus discret, face à Jean-Paul Belmondo, puis très émouvant dans les "Grandes gueules" face à Lino Ventura (à nouveau) et Bourvil, dans "Laisse allez, c'est une valse" face au trio infernal Michel Constantin, Jean Yanne et... Mireille Darc (bis), et enfin dans "Boulevard du Rhum" (1971), face à Lino Ventura (lol), Brigitte Bardot (excellente) et Guy Marchand, dans un très beau film d'amour, sous évalué par les critiques snobinards...

Je me souviens aussi de lui dans la très belle série TV, "l'île mystérieuse", face à Omar Sharif. Je pense que c'est là que je l'avais découvert alors que j'étais enfant.

A moins que ce ne soit dans un film oublié, "l'Ardoise" (1970) où il était le pote de Michel Constantin (one again), dans un rôle tragique. Adamo jouait le peronnage principal face à ces deux grands "seconds couteaux", comme une sorte de Tintin auquel on pouvait facilement s'identifier.

Allez jeter un coup d'oeil aux liens ci-dessous, ils sont très bien écrits.

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LIENS:

http://secondscouteaux.prosygma-serveur.com/acteur.asp?nu...

http://www.nanarland.com/acteurs/Main.php?id_acteur=jessh...

http://www.imdb.com/name/nm0353916/

 
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