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18 avril 2008

Le monde des truands, vu par Monsieur ZARDI

cb6b0d86e5ed3766814243e616cc90cb.jpgDu cinéma à la réalité ; une histoire d’homme !
Dominique Zardi célébrissime second couteau dans nos plus grands films français de gangsters et écrivain reconnu pour sa plume alerte, directe et libre, nous offre ici un superbe document sur le monde des truands, de Bonnie and Clyde à Mesrine ou Spaggiari en passant par le gang des postiches ou la bande à Bonnot pour un tableau magnifique
d’une société bien particulière souvent associée au mythique quartier de Belleville.

Dominique Zardi est un témoin privilégié de notre histoire récente et de ce petit monde de laissés pour compte ;
il les a connus et il a vécu dans les mêmes endroits qu’eux. Aussi, il nous raconte avec émotion et humour ces parcours d’hommes partis de rien, ostracisés dès l’enfance, en révolte permanente et cherchant à émerger du néant à tout prix, en émaillant son récit d’anecdotes en tous genre pour le plus grand plaisir du lecteur.
Mais en tout simplicité par la réalité de son témoignage, alors que nous célébrons aujourd’hui les évènements de Mai 68, l’auteur nous livre à travers les vies de ces personnages hors normes, qui nous fascinent ou nous effraient, une réflexion nourrie sur le sens de la liberté d’autant plus intéressante qu’elle nous renvoie à l’absurdité de certaines de nos règles trop compassées.
Aujourd’hui, il y a « les quartiers », hier il y avait « Belleville »…
Le cinéma français est riche de toutes ces « grandes gueules » qui ont interprété nos mythiques truands mais au-delà du plaisir cinéphile, il y a des vies d’hommes et des aventures incroyables…
Un livre passionnant, à dévorer avec le même plaisir que ces films que nous avons tant aimés. Dominique Zardi a troqué le flingue pour la plume… La cible est atteinte !
Parution le 21 Avril 2008
« Le Monde des Truands »
par Dominique Zardi
http://www.tatamis.fr
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Le texte susvisé est la note de l'éditeur mais elle donne un portrait de Dominique ZARDI, empreint d'une exactitude qui n'impose aucune fioriture... (NDLR)

03 février 2008

Brutus aux Jeux Olympiques

a28b7678ef823b6726bbdf605115969e.jpgMalgré les critiques négatives dopées à la potion magique, je m'en suis allé voir le dernier opus astérixien, en arborant une parfaite neutralité, afin de jauger l'œuvre cinématographique.

Notons, ab initio, que le scénario n'a pas dû engloutir beaucoup de sesterces, et que souvent l'humour manque de second degré. Mais il n'en reste pas moins que d'autres éléments restent suffisamment positifs pour sauver le film.

Primo, Benoît POELVOORDE. Il est LA vedette du film. Bon, c'est du Monsieur Manatane au bon lait de brebisse, mais il sait jouer avec subtilité dans les cordes de la perfidie. Il est épatant.

Face à lui, Alain DELON, disposant d'une bonne dose d'autodérision, d'adéquation au rôle césarissime, bon alter ego (sic) de Brutus.

Gérard DEPARDIEU, parodiant Cyranus de Bergeracum, tout en bonhommie. Il a, depuis le premier épisode, parfaitement assimilé la psychologie du personnage d'Obélix. Son rôle est néanmoins plus que réduit, à l'instar de celui d'Astérix, bien campé par Clovis CORNILLAC mais sans grand chose à faire. Idem pour Stéphane ROUSSEAU.

Ajoutons les apparitions réjouissantes de Franck DUBOSC (excellent), Alexandre ASTIER (arthurien), Jean-Pierre CASSEL (un peu trop beau pour le rôle, mais son regard fatigué pour les raisons que l'on imagine, fait merveille, à de trop courtes reprises), Michael HERBIG (très drôle dans le rôle de l'esclave muet) et Vanessa HESSLER (pour sa seule plastique...).

De bons effets spéciaux, quelques répliques croustillantes.

Une superproduction inégale mais un vrai divertissement. Un peu trop de guest stars, peut-être...

Bref, entre la dithyrambe druckienne et le massacre téléramaïste, on peut apprécier cette toile cartoonesque à sa juste valeur.

Une grosse friandise au goût légèrement synthétique mais qu'on peut grignoter avec gourmandise.

17 novembre 2007

Barbarian Age (court-métrage), par le CNVRD

19:30 Publié dans Cinéma, Comédiens, Vidéos | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Ciao

15 octobre 2007

Le petit barbier juif

medium_Le_Dictateur.jpg Adenoid Hynkel est la caricature d'Adolph Hitler, incarné par le grand Charlie Chaplin.

Sa ressemblance avec un petit barbier juif va conduire ce dernier à prononcer un inoubliable discours en faveur de la paix.

Le film est sorti le 15 octobre 1940.

Le monde a bien changé depuis...

Ah ouais?

J'ai surtout l'impression que des petits hitler ont vu le jour un peu partout dans le monde, qu'ils sont ou vont être dotés de l'arme nucléaire (grâce à la bienveillance lucrative de certains), sous le regard indifférent de l'humanité. En 1933, les nazis se répandaient sur le monde. S'alliaient avec la Russie, s'installaient aux Etats-Unis (on a oublié qu'ils ont même pu remplir des stades aux USA lors de leurs manifestations de masse).

Outre les actuels et futurs dictateurs, il serait temps de s'interroger sur la mise en place d'un système général d'atteinte aux libertés, que ce soit techniquement, spirituellement, moralement, administrativement et juridiquement.

La lutte contre le totalitarisme doit être constante.

Quand un véhicule fonce sur un mur, le coup de volant ne se donne pas après l'impact.

Bonne semaine à tous.

17 septembre 2007

Bernard BLIER, le parrain malgré lui

medium_BLIER_Bernard_by_Kzerphii_-_en_cours_01_-_Détai_-_UNFINISHEDl_copie.jpgBernard BLIER est né en Argentine le 11 janvier 1916 et mort à Paris le 29 mars 1989.

Il va devenir l'un des plus grands comédiens français et son répertoire est irremplaçable.

Il est l'élève de Louis JOUVET et sa carrière débute dès 1938, avant que la guerre ne l'éloigne des pla -teaux.

Pour le reste de sa biographie, on peut lire notam -ment l'ouvrage remarquable d'Annette BLIER et Claude DUFRESNE (Solar, 1989), ainsi que sur les sites web:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Blier

http://www.biosstars.com/b/berblier/bernard_blier.htm

http://lancelot78800.free.fr/

On n'oubliera jamais son truculent personnage de Volfoni, dans "Les Tontons Flingueurs", de Michel AUDIARD, en 1963, ou celui plus inquiétant, mais tout aussi hilarant, de Cafarelli dans "les Barbouzes".

Personnellement, je garde en mémoire ses interprétations fameuses, mélanges de colère retenue et d'abasourdissement subtil, dans des films comme "le Grand restaurant" (1966), "Un idiot à Paris"(1967), "Laisse aller c'est une valse" (1970), avec les regrettés Jean YANNE et Michel CONSTANTIN, "Jo" (1971), "Tout le Monde il est beau, tout le monde il est gentil" (1971), "le Grand Blond avec une chaussure noire" (1972) avec des répliques inoubliables que lui seul pouvait porter telle "Merde, on tourne en rond", "le corps de mon ennemi" (1976) plus tragique, "Série noire" (1978) où il extraordinaire, "Pétrole ! Pétrole !" (1981), nanar où il excellent en émir Abdullah, "Twist again à Moscou" (1986) impeccable en apparatchik ...etc

On a parfois critiqué sa présence aux Césars, très malade et amaigri, mais il était touchant et l'on mesurait alors la place qu'il avait pris dans le coeur des français (et au delà des frontières aussi).

J'ai commencé le dessin ci-contre d'après une photo trouvé dans sa biographie signée Annette BLIER et Claude DUFRESNE (Solar), sous le pseudo Kzerphii Toomk.

 
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