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25 mai 2007

Barbara O'Really (comédienne américaine)

Une petite chronique sur une comédienne oubliée... ou presque...

medium_maemurray.jpgBarbara O'Really est née dans une famille d'immigrés irlandais, dans un quartier populaire de l'East-River. Son père était ouvrier sur les quais et sa mère faisait office d'écrivain public, ce qui était rare à son époque, pour une femme. Il y avait 7 frères et soeurs dans la famille. Ils n'étaient pas riches mais ils n'étaient pas non plus malheureux. "Mon père savait mettre de la magie dans la vie, même dans les périodes sombres - et Dieu sait qu'il y en eut", écrivit plus tard Barbara dans ses mémoires ("Au sein des étoiles", Fayard).

Barbara O'Really a débuté sur la scène d'un théâtre miteux de Manhattan. Elle y a rencontré Spencer Tracy qui n'était pas encore marié avec Katherine Hepburn, et Henry Fonda avec lequel il semblerait qu'elle ait eu une liaison. Elle a tenu un petit rôle dans "Les Raisins de la Colère", de John Ford, puis de la figuration dans "Citizen Kane".

Trois ans plus tard, elle a épousé Malcom Drommer, homme d'affaires manifestement peu scrupuleux qui gravitait autour du monde du cinéma. C'est avec lui qu'elle est ensuite partie vivre à Los Angeles, se rapprochant ainsi d'Hollywood.

On l'a vue ensuite tourner dans "Miséricorde dans la Prairie", de John Ford (encore), dans "Old Destiny", de Joseph L. Mankiewicz, et dans "Mademoiselle Juliette", film méconnu d'Elia Kazan.

Elle commençait à se faire un nom, même si elle restait encore cantonnée dans des seconds rôles. Elle fut même nommée pour un oscar mais n'avait aucune chance de l'obtenir, face à une autre "Barbara" (Stanwick).

Après son divorce tumultueux avec Malcom, qui lui fit deux enfants, Gregor et Christina, elle épousa John Bellymore, comédien fétiche d'Alfred Hitchkcock.

Le reste de la carrière fut en dents de scie. Mais elle eut néanmoins un magnifique premier rôle, dans le chef d'oeuvre que fut "Insubmissive lady", de Fred Zinnemann, face à Gary Cooper et Charlton Heston.

Puis elle eut encore de très beaux rôles, quoique plus secondaires. On l'a vit ainsi dans "The Night in Berkeley", de Mike Nichols, avec Mel Brooks et Trévor Howard, puis dans "Corner Street", film relativement méconnu de Woody Allen, avec Samuel L. Jackson et Dominique Sanda.

Dernièrement, on a pu la voir dans "Mafia of Saint-Louis", de John Woo, et dans "Krevsen uf Dumtir, Aärstrevirrsunits", de Lars Von Triers.

Elle était récemment sur le plateau du Grand Journal, sur Canal Plus, pour parler de ses mémoires (voir plus haut). Elle est toujours aussi passionnée.

(à suivre)

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Source photo :

http://rigaut.blogspot.com/2006_09_01_archive.html

22 mai 2007

Jess HAHN (1921-1998)

jesshahn01Jess HAHN est l'un de mes comédiens préférés. Tout le monde le connait, comme second rôle au physique de brute, à la grosse voix et à l'accent américain à couper au couteau. Mais il avait un énorme talent et a été malheureusement souvent cantonné dans des rôles parfois caricaturaux qu'il assumait cependant avec enthousiasme.

Né dans l'Indiana, aux USA, il a découvert la France lors du débarquement, puisqu'il était dans l'armée américaine comme GI. Il est tombé amoureux de notre pays et y est revenu en 1949, galérant un peu dans les boîtes de jazz où il était musicien. Son premier grand rôle sera justement comme musicien de jazz, dans un film d'Éric ROHMER, "le Signe du Lion", en 1959, en pleine Nouvelle Vague.

Il va ensuite enchaîner les rôles de truands, hommes de main, américains de service, dans de nombreux longs-métrages.

Personnellement, je me souviens de lui dans "les Barbouzes" (1964) où il interprète un homme d'affaire américain très insistant auprès de la délicate Mireille Darc, et qui s'en prend plein la figure face à la bande des Lino Ventura, Bernard Blier et autres Francis Blanche... Avant de finir systématiquement en piètre état dans sa cadillac décapotable...

Je l'avais vu aussi dans "les Tribulations d'un Chinois en Chine" (1965), dans un rôle plus discret, face à Jean-Paul Belmondo, puis très émouvant dans les "Grandes gueules" face à Lino Ventura (à nouveau) et Bourvil, dans "Laisse allez, c'est une valse" face au trio infernal Michel Constantin, Jean Yanne et... Mireille Darc (bis), et enfin dans "Boulevard du Rhum" (1971), face à Lino Ventura (lol), Brigitte Bardot (excellente) et Guy Marchand, dans un très beau film d'amour, sous évalué par les critiques snobinards...

Je me souviens aussi de lui dans la très belle série TV, "l'île mystérieuse", face à Omar Sharif. Je pense que c'est là que je l'avais découvert alors que j'étais enfant.

A moins que ce ne soit dans un film oublié, "l'Ardoise" (1970) où il était le pote de Michel Constantin (one again), dans un rôle tragique. Adamo jouait le peronnage principal face à ces deux grands "seconds couteaux", comme une sorte de Tintin auquel on pouvait facilement s'identifier.

Allez jeter un coup d'oeil aux liens ci-dessous, ils sont très bien écrits.

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LIENS:

http://secondscouteaux.prosygma-serveur.com/acteur.asp?nu...

http://www.nanarland.com/acteurs/Main.php?id_acteur=jessh...

http://www.imdb.com/name/nm0353916/

 
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