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04 juin 2007

Marianne BASLER, flamme du lac

medium_BASLER_Marianne.jpgMarianne BASLER, sublime comédienne suisse, est née en Belgique (sic), à Bruxelles, le 9 mars 1964.

Elle débute relativement tard au cinéma mais sa carrière est finalement lancée par le film de Paul VECCHIALI, "Rosa la Rose, fille publique", en 1985.

On la remarque ensuite, en 1987, dans "les Noces barbares", de Marion HANSEL.

Après un parcours en dents de scie, passant du cinéma d'époque aux téléfilms, elle revient à des rôles plus consistants, en 2001 et 2003, avec "Va savoir", de Jacques RIVETTE (2001), et "Va, petite!", d'Alain GUESNIER (2003).

Personnellement, je l'avais trouvée parfaite en femme fatale, à la fois sulfureuse et innocente, dans "le Beauf", un film efficace d'Yves AMOUREUX (1986), face à un Gérard DARMON faustien, et un Gérard JUGNOT jaloux mais néanmoins très subtil...

Je l'ai trouvée très poignante (mais pas au sens de Marianne FAITHFULL), dans "Julien l'apprenti", de Jacques OTMEZGUINE, en veuve (même remarque) triste et enlisée dans une vie sans issue, face à François MOREL, remarquable en concubin médiocre et anxiogène.

Enfin, elle était très amusante face à son quasi-sosie, Vincent PEREZ, dans le surréaliste "Bienvenue en Suisse", de Léa FAZER, dans lequel elle est le témoin distancié de la décomposition du couple Denis PODALYDES / Emmanuelle DEVOS, rupture réglée comme une montre suisse.

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Source photo:

http://www.francecaptures.net/guide/fiche.php?var=287&...

02 juin 2007

Marie-Hélène BREILLAT, fragile papillon

medium_BREILLAT_Marie-Hélène.2.jpgMarie-Hélène BREILLAT est née le 2 juin 1947, à Talence, en Gironde.

C'était ma comédienne préférée... Et puis elle a cessé de tourner en 1979, pour des raisons que je n'ai jamais vraiment cherché à comprendre, ou à approfondir. Mais bon... Sa soeur, Catherine BREILLAT, en avait fait vaguement état au milieu des années 1980...

On l'a vue dans "Mourir d'aimer" (1971), d'André CAYATTE, dans "le Dernier Tango à Paris" (1972), de Bernardo BERTOLUCCI, dans "Dracula, père et fils" (1974), d'Édouard MOLINARO et dans divers téléfilms sur "Claudine"...

Un physique avantageux qui cachait une gigantesque fragilité...

Je pense souvent à elle et je trouve particulièrement injuste que le public l'ait oubliée...

Mais je sais qu'elle est encore dans la sphère du cinéma grâce à sa soeur Catherine... Et comme cette dernière vient de faire tourner la sublime Asia ARGENTO, autre splendeur camouflant des remous intérieurs, on peut se dire que les boucles se bouclent bien et font un pied de nez à la fatalité...

 Le battement d'aile du papillon fait encore de l'air sur nos visages.

Et je suis en train de réaliser, à l'instant même, que Marie-Hélène a aujourd'hui 60 ans. Et je vous jure que c'est un pur hasard... Sauf à comprendre qu'une voix venue de très loin m'a commandé de saluer cette comédienne irremplaçable, en cet anniversaire.

Dominique SANDA

medium_SANDA_Dominique_-_bresson007.3.jpgDominique SANDA est née le 11 mars 1948, à Paris. Après une carrière de mannequin, elle entre dans le monde du cinéma, avec "une Femme douce", de Robert BRESSON (1968).

Elle tourne ensuite dans un film de Philippe LABRO, "Sans mobile apparent" (1971), avec l'excellent Jean-Louis TRINTIGNANT (lequel réside alors parfois chez ses beaux-parents, à Lambesc, près d'Aix-en-Provence).

On la voit chez Luchino VISCONTI, et dans un magnifique film cornélien, "Le Piège" (1973), de John HUSTON, avec un subtil Paul NEWMAN. Elle y est confondante de beauté, de rage et de fragilité...

En 1976, elle a le rôle féminin principal dans "Novecento", de Bernardo BERTOLUCCI.

En 1979, elle joue sous la direction du sensible et brillantissime Iradj AZIMI, dans "Utopia", où elle donne la réplique à Laurent TERZIEFF.

Puis en 1982, elle tourne dans "une Chambre en ville", du regretté Jacques DEMY, puis en 1984, dans "le Matelot 512", de René ALLIO.

Elle joue ensuite dans des films d'auteurs ou dans des téléfilms, puis, en 2000, dans "les Rivières Pourpres", de Mathieu KASSOVITZ.

Comme il est rappelé dans l'article que j'ai honteusement pompé sur Wikipedia, Dominique SANDA a un phrasé proche de celui de Jean-Pierre LEAUD ou de Tchéky KARYO chez Éric ROHMER.

Une comédienne à part...

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Source photo:

http://ekatocato.hippy.jp/gazou/bresson007.jpg

31 mai 2007

Jean-Claude BRIALY (1933-2007), un hypersensible charismatique

medium_Beau_Serge.JPG
Dans "le Beau Serge", en 1958, il était François, le gentil copain de Serge, rôle joué par un autre comédien regretté, Gérard BLAIN (1930-2000). Avec ce film de Claude CHABROL, la Nouvelle Vague, préfigurée par Agnès VARDA, deux ans plus tôt, démarrait enfin... TRUFFAUT et les autres allaient suivre dans la foulée.

BRIALY a également tourné dans "la Mariée était en noir" de François TRUFFAUT, en 1968, dans "le Genou de Claire", d'Éric ROHMER, en 1970, dans "le Maître Nageur", de Jean-Louis TRINTIGNANT, en 1978 (avec la fameuse scène de la question-piège posée à Guy MARCHAND), dans "la Banquière", de Francis GIROD, en 1980 (face à une magnifique Romy SCHNEIDER), dans un rôle émouvant dans "la Reine Margot", de Patrice CHEREAU, en 1994 (face à l'hypersensible Isabelle ADJANI)...etc

BRIALY était souvent le maître de cérémonie dans les manifestations du "Tout-Paris", par son caractère affable (quoique souvent persifleur et acide) et par son charisme.

Il était, à mon sens, le contrepoint idéal aux "jeunes premiers", tels que Jean-Paul BELMONDO ou Gérard BLAIN... Ou face aux cyniques tels que Jean POIRET...
Un monstre sacré vient de s'en aller...

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Source photo:

http://ann.ledoux.free.fr/pmwiki/pmwiki.php?n=Main.LeBeau...

30 mai 2007

Le Tambour

medium_Gribouillis-Tambour.2.JPG

(Texte paru sur mon autre blog, http://pelleas.skyblog.com, le 21 mai 2007. Le dessin est issu de ma créativité relative et insomniaque, temporelle et afférente à l'article).

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Dans une ultime tentative pour rejoindre Morphée, j'aperçois le film "Le Tambour"... Une foule de chères têtes blondes le bras levé dans un salut nazi, martial à en avoir la nausée... Mais tout se termine heureusement dans une valse anarchique et sous une pluie battante... L'obermachintruc finit par faire un caca nerveux seul au milieu de la piste de danse improvisée...

J'étais allé voir ce film à sa sortie, seul, car mes copains préféraient des films d'action comme "Rambo"...

La tête de cheval a un côté guerniquéen, annonciateur de la catastrophe polonaise, allemande et mondiale... Et la réaction de la mère rappelle celle du fils dans la "pêche à la baleine" de Jacques Prévert...

Face à l'horreur, les fines bouches se font parfois conciliantes quand elles ont faim... Faim de reconnaissance, de soumission ou de conformisme panurgéen...

Et le marchand de jouets, Sigismund Markus (joué par Charles Aznavour), synthétise un mélange de lucidité politique et de naïveté sentimentale...

Bref, un film sublime.

 
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